À la Une
Guerre du M23 : Les FARDC contrôlent toujours Mushaki, dans le Masisi
Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont sorti des fortes cartouches, y compris les hélicoptères d’attaques, ce mercredi 22 février 2023 pour repousser les rebelles du M23/RDF près de Mushaki, une localité située à plus ou moins 15 kilomètres de la cité de Sake dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu. Cela a été le cas après le débordement des éléments M23 sur la colline de Mushununu près de Mushaki, considéré comme la porte d’entrée à Sake, le dernier verrou avant d’atteindre Goma.
Jusque tard dans la soirée de ce mercredi, l’artillerie lourde des forces armées congolaises a poursuivi le pilonnage des positions occupées par l’ennemi aux alentours de Mushaki.
Certaines sources dans la zone révèlent que les combats se sont intensifiés cette soirée au niveau de l’antenne et d’autres collines aux alentours de Mushaki. L’ennemi qui, visiblement a l’intention de couper la route Goma-Masisi, a été stoppé et repoussé par les FARDC.
De leurs côtés, les observateurs disent penser que les rebelles du M23 tentent de forcer le passage jusqu’à occuper la mine de Rubaya, l’une des plus importantes de la RDC, d’où vient une grande partie du Coltan dont le monde a besoin.
Dans la partie Nord-Est, les combats ont été signalés ce même mercredi près de Kausa, non loin de Kilolirwe sur la route Sake-Kitshanga ainsi qu’à Rugeyo, à une dizaine de kilomètres de Sake, dans le village de Murambi en Groupement Kamuronza.
Notons que pour l’instant certaines sources dans la région affirment que les rebelles occupent toutes les collines qui surplombent Mushaki, une cité qui jusqu’à preuve du contraire reste entre les mains des FARDC. « Les FARDC occupent et contrôlent Mushaki, sans oublier toute la route principale qui mène vers Rubaya et Goma », indique un notable local.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
