Sécurité
Guerre dans l’Est de la RDC : Le défenseur des droits humains Émile Mapatano Kamboris appelle à l’unité et à la solidarité
La République Démocratique du Congo traverse une crise majeure, aggravée par le conflit persistant à l’est du pays. Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer, Émile Mapatano Kamboris, engagé dans la défense des droits humains, lance un appel à la solidarité et à l’unité nationale.
Selon un récent rapport de la Croix-Rouge, note-t-il, « le bilan des corps sans vie retrouvés dans la ville de Goma serait près de 750« . Une situation dramatique qui, à l’en croire, le pousse à insister sur la nécessité d’une mobilisation collective. « Il est impératif que nous, Congolais, nous nous unissions pour faire taire la culture de la violence et défendre les bonnes valeurs qui sont celles de l’humanisme et du droit à la dignité« , déclare-t-il.
Au-delà de l’urgence humanitaire, Émile Mapatano Kamboris met en avant la nécessité de protéger la souveraineté nationale. « Il est temps non seulement de revendiquer la souveraineté, mais aussi de se battre pour un vivre-ensemble, car les conséquences d’une telle violence peuvent être, à long terme, une cause d’instabilité sociale dans la sous-région« , avertit-il.
Alors que Goma traverse « un temps sombre de son histoire », Émile Mapatano Kamboris appelle à l’espoir et à l’action : «Il est temps d’allumer une lumière d’espoir pour cette population victime de la barbarie, dont elle n’est ni de près ni de loin comptable». Il plaide également pour la mise en place d’un plan de riposte humanitaire après la crise, afin de reconstruire la vie des milliers de déplacés et victimes du conflit.
Dans ce contexte, l’heure est à la mobilisation pour apporter aide et assistance aux populations affectées et œuvrer pour un avenir de paix et de stabilité en République Démocratique du Congo.
Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
