Sécurité
Guerre dans l’Est : 5 civils tués lors des affrontements entre les M23/AFC et les Wazalendo à Masisi
Au moins cinq personnes ont perdu la vie après qu’une bombe a été larguée à l’aveugle par l’une des parties en conflit à Ngesha, dans le territoire de Masisi, à la suite d’intenses affrontements qui ont secoué plusieurs villages environnants, la journée de vendredi 07 mars 2025.
Ces combats, opposant les rebelles du M23/RDF aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en coalition avec les groupes d’autodéfense Wazalendo, ont duré deux jours.
Selon des sources locales, les villages de Kanii, Lwanguba et Buabo ont été le théâtre de violents affrontements jusque tard dans la soirée du 7 mars.
D’après plusieurs témoignages, les rebelles du M23 ont reçu des renforts transportés par plusieurs camions empruntant la route Goma-Masisi. Leur objectif serait d’avancer vers Nyabiondo, où les FARDC et les Wazalendo concentrent actuellement leurs forces.
Des pertes en vies humaines et des blessés sont signalés des deux côtés. Cependant, les lignes de front restent inchangées, les rebelles conservant leurs positions initiales tandis que les FARDC et les Wazalendo maintiennent les leurs. Certaines sources évoquent une escalade imminente du conflit, les parties en présence affirmant leur détermination à poursuivre les combats.
Par ailleurs, un déplacement massif de la population est signalé à Masisi-centre. De nombreux habitants ont trouvé refuge dans la base de l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) Belgique et dans les locaux de l’hôpital général de référence de Masisi.
Cedrick Sadiki Mbala
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
