Culture
Grande rentrée littéraire de Kinshasa : « La paix tout de suite…pourquoi et comment », livre de Didier Mumengi placé au cœur de l’événement
La grande rentrée littéraire de Kinshasa s’ouvre ce jeudi 12 septembre au Centre Wallonie-Bruxelles. 28 auteurs sont attendus pour discuter avec les passionnés de la littérature sur leurs œuvres. Parmi eux, l’écrivain et homme d’État Didier Mumengi est en tête d’affiche avec son nouvel ouvrage intitulé « Le Congo et les grands lacs : La paix tout de suite…pourquoi et comment ».
D’après Richard Ali, coordonnateur de cette activité, l’ouvrage de Didier Mumengi est placé comme l’événement de la rentrée, vu que son intitulé établit une parfaite connexion avec le thème de l’événement qu’est « Femmes et paix ».
Présent au point de presse, ce lundi 9 septembre, sur l’annonce de l’organisation de l’événement, l’auteur s’est réjoui du fait que son œuvre soit prise comme un élément déclencheur des réflexions au cours de ce rendez-vous combien important de la littérature congolaise.
« Mon apport, c’est mettre ce mot ‘PAIX’ au cœur de la grande rentrée littéraire 2024. La paix pourquoi ? Parce que nous nous habituons aux atrocités et abominations de la guerre. En tant qu’écrivain, j’ai pris conscience que la guerre ensanglante le mal impensé, et à force d’effusion de sang, intime l’ordre de panser les impensés de la pensée« , a déclaré Didier Mumengi.
Pour l’auteur, il y a guerre lorsque la société n’est pas pansée ou lorsque les interactions du quotidien, l’interculturalité et le bien vivre ensemble, ne sont pas scientifiquement pansés.
« Ce qui n’est pas pansé s’exprime naturellement, donc c’est la sociabilité qui finit par les violences et la guerre. Nous voulons mettre la paix au cœur de nos débats, pour que les intelligences se manifestent« , a martelé l’écrivain Mumengi devant la presse.
À l’en croire, « Le Congo et les grands lacs : la paix tout de suite…pourquoi et comment« , se veut aussi un plaidoyer pour la création d’une chère d’Irénologie (science de la paix) à l’Université de Kinshasa et la création de ses départements dans la plupart des universités en RDC, pour former les spécialistes de la paix, afin de quitter « les syndromes des engagements superficiels ».
Didier Mumengi est écrivain, homme d’État, ancien ministre de la communication et sénateur. Il compte à son actif 27 oeuvres littéraires et scientifiques publiées.
La grande rentrée littéraire est prévue du jeudi 12 au samedi 14 septembre au centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. 22 exposants seront installés pour différentes découvertes.
Le programme prévoit plusieurs surprises telles que les tables rondes des femmes des lettres, la rencontre spéciale des opérateurs du livre, vernissages, le marché du livre, la poésie, revues littéraires, lecture, pour n’en citer que ceux-ci.
Il convient de noter que l’événement accueillera également les auteurs venus de la Belgique et ceux de Goma. La remise du prix Zamenga est aussi au programme.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
Culture
MeYaBe 2026 : entre nature et amour, Vialuni et Jacques Bana Yanga captivent la première soirée
La 15ᵉ édition du Festival international de danse MeYaBe a officiellement lancé ses activités vendredi 17 avril 2026 à l’École belge, dans la commune de la Gombe, à travers une première soirée marquée par l’émotion, la créativité et la puissance du message porté par la danse. Dès 18h30, le public, composé d’invités, d’amoureux des arts vivants et de plusieurs enfants venus notamment de l’orphelinat de Limete, a répondu présent pour célébrer l’ouverture de ce grand rendez-vous culturel.
Pour cette première escale, cinq compagnies ont défilé sur scène avec des créations aussi riches qu’inspirantes : la Compagnie VIALUNI avec “La Performance Agricole”, la Compagnie Jacques Bana Yanga avec “Bolingo Etoboka”, les 5 Étoiles de la danse acrobatique avec “Tobina”, WAKANDA Dance avec “Les biens face au mal”, ainsi que le Ballet NKULI avec “Mupepe ya Sika”. Chaque prestation a porté un message fort, confirmant une fois de plus que la danse dépasse le simple cadre du spectacle pour devenir un véritable langage artistique et social.
La prestation de la Compagnie VIALUNI, portée notamment par Michel Marcucci et Sandrine, a particulièrement retenu l’attention du public. À travers La Performance Agricole, les artistes ont choisi de mettre en lumière la nature, l’environnement et tout ce qui nourrit la vie au quotidien. Entourés d’éléments symboliques rappelant les fleurs, la terre et l’univers végétal, les danseurs ont voulu transmettre un message centré sur ce que l’homme consomme chaque jour et sur le lien vital qui l’unit à la nature. Eau, terre, environnement, amour et soin de la vie : autant de dimensions évoquées à travers les mouvements du corps.
À l’issue de leur prestation, Michel Marcucci a salué la qualité des autres spectacles présentés au cours de la soirée. Elle a particulièrement mis en avant l’énergie des jeunes danseurs congolais, la force des expressions folkloriques ainsi que la richesse des propositions scéniques observées. Pour elle, la jeunesse congolaise dispose d’un véritable potentiel dans le domaine de la danse. Elle n’a pas manqué de féliciter chaleureusement la Compagnie Jacques Bana Yanga, dont la prestation sur l’amour a suscité une vive émotion dans la salle.
Avec “Bolingo Etoboka”, la Compagnie Jacques Bana Yanga a livré une performance profondément humaine. À travers la danse d’un couple, Arnaud Mampuya a expliqué que le spectacle visait à transmettre la réalité de l’amour au quotidien. Selon lui, l’amour n’est pas toujours fait de moments heureux : il connaît des périodes de paix, de tensions, de disputes, de doutes et parfois même l’envie de tout abandonner. Mais malgré les épines, il subsiste toujours un lien qui unit les êtres. Cette idée a été brillamment illustrée sur scène par un couple en proie à la discorde, à la séparation, avant de finalement se retrouver dans une étreinte finale, symbole d’un amour qui résiste aux épreuves.
Cette première soirée donne déjà le ton d’une édition anniversaire qui s’annonce exceptionnelle. Avec 28 spectacles programmés sur plusieurs sites de Kinshasa, MeYaBe 2026 promet au public une immersion artistique intense où la danse devient à la fois miroir de la société, espace d’expression et vecteur de messages universels.
Dorcas Mwavita
