Culture
Kinshasa : La 8 ème édition de la grande rentrée littéraire s’ouvre jeudi prochain au Centre Wallonie-Bruxelles
La ville de Kinshasa va vibrer du 12 au 14 septembre prochains, au rythme de la 8 ème édition de la grande rentrée littéraire. Ce grand rendez-vous qui réunit les amoureux de la littérature va se dérouler au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa.
La confirmation a été donnée ce lundi 9 septembre, par le Directeur de la bibliothèque Wallonie-Bruxelles et coordonnateur de la grande rentrée littéraire, Richard Ali, au cours d’un point de presse auquel il a expliqué en détail, la manière dont les événements prévus vont se dérouler.

Cet événement est particulier, au-delà des auteurs de Kinshasa et de Goma, il accueille également d’autres auteurs venus de la Belgique, tel que Charlie DeMoulin et Netty Mayaka qui ont été présentés à la presse ce lundi, ainsi que tant d’autres qui seront découverts en pleine rentrée.
« Femmes et Paix » est le thème autour duquel la 8ème édition sera organisée.
En effet, le livre « Le Congo des grands lacs: La paix tout de suite…pourquoi et comment« , nouvelle apparition de Didier Mumengi est en tête d’affiche pour marquer l’ouverture de la rentrée littéraire de Kinshasa. Cet ouvrage qui appuie le thème de l’année, sera porté sur les fonds baptismaux et ouvert au débat à l’ouverture.
« Nous avons le premier jour, un auteur qu’on ne présente plus, de l’ouvrage très important de monsieur Didier Mumengi à la rentrée le 12 septembre à partir de 10 h, au Centre Wallonie-Bruxelles, l’entrée est libre pour tout le monde. L’enjeu pour cet événement c’est dire à la face du monde que la littérature vit en RDC, elle est en constante évolution et se porte très bien« , a déclaré Mr Richard Ali.
Vernissage, débat, vente de livres, lecture, café poétique, musique et bien d’autres surprises, sont programmés pour couronner cet événement grandiose, annuel de la littérature en RDC.
Bien plus, les lauréats de la 6 ème édition du prix Zamenga seront proclamés au cours de cette rentrée littéraire. Il s’agit d’un prix littéraire créé par diverses structures de la scène littéraire congolaise réunies à l’initiative du Centre Wallonie-Bruxelles pour honorer la mémoire de l’écrivain congolais Zamenga Batukezanga (1933-2000). Ce concours est organisé chaque année depuis 2017, des écrivains congolais âgés de zéro à 35 ans peuvent y participer librement en soumettant une œuvre écrite en français sur un thème libre d’actualités ou proposé par l’organisation.
« Le samedi 14 septembre à partir de 14h ce sera la grande messe littéraire où l’on va proclamer les 10 lauréats de la 6ème édition Zamenga, nous invitons tous ceux qui ont participé à ce concours d’être présent« , a renchéri l’organisateur.
Il sied de noter que cette édition accorde une importance particulière aux femmes. Elle promeut les femmes qui écrivent, mais aussi les questions des femmes abordées par les auteurs hommepa
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
Culture
MeYaBe 2026 : entre nature et amour, Vialuni et Jacques Bana Yanga captivent la première soirée
La 15ᵉ édition du Festival international de danse MeYaBe a officiellement lancé ses activités vendredi 17 avril 2026 à l’École belge, dans la commune de la Gombe, à travers une première soirée marquée par l’émotion, la créativité et la puissance du message porté par la danse. Dès 18h30, le public, composé d’invités, d’amoureux des arts vivants et de plusieurs enfants venus notamment de l’orphelinat de Limete, a répondu présent pour célébrer l’ouverture de ce grand rendez-vous culturel.
Pour cette première escale, cinq compagnies ont défilé sur scène avec des créations aussi riches qu’inspirantes : la Compagnie VIALUNI avec “La Performance Agricole”, la Compagnie Jacques Bana Yanga avec “Bolingo Etoboka”, les 5 Étoiles de la danse acrobatique avec “Tobina”, WAKANDA Dance avec “Les biens face au mal”, ainsi que le Ballet NKULI avec “Mupepe ya Sika”. Chaque prestation a porté un message fort, confirmant une fois de plus que la danse dépasse le simple cadre du spectacle pour devenir un véritable langage artistique et social.
La prestation de la Compagnie VIALUNI, portée notamment par Michel Marcucci et Sandrine, a particulièrement retenu l’attention du public. À travers La Performance Agricole, les artistes ont choisi de mettre en lumière la nature, l’environnement et tout ce qui nourrit la vie au quotidien. Entourés d’éléments symboliques rappelant les fleurs, la terre et l’univers végétal, les danseurs ont voulu transmettre un message centré sur ce que l’homme consomme chaque jour et sur le lien vital qui l’unit à la nature. Eau, terre, environnement, amour et soin de la vie : autant de dimensions évoquées à travers les mouvements du corps.
À l’issue de leur prestation, Michel Marcucci a salué la qualité des autres spectacles présentés au cours de la soirée. Elle a particulièrement mis en avant l’énergie des jeunes danseurs congolais, la force des expressions folkloriques ainsi que la richesse des propositions scéniques observées. Pour elle, la jeunesse congolaise dispose d’un véritable potentiel dans le domaine de la danse. Elle n’a pas manqué de féliciter chaleureusement la Compagnie Jacques Bana Yanga, dont la prestation sur l’amour a suscité une vive émotion dans la salle.
Avec “Bolingo Etoboka”, la Compagnie Jacques Bana Yanga a livré une performance profondément humaine. À travers la danse d’un couple, Arnaud Mampuya a expliqué que le spectacle visait à transmettre la réalité de l’amour au quotidien. Selon lui, l’amour n’est pas toujours fait de moments heureux : il connaît des périodes de paix, de tensions, de disputes, de doutes et parfois même l’envie de tout abandonner. Mais malgré les épines, il subsiste toujours un lien qui unit les êtres. Cette idée a été brillamment illustrée sur scène par un couple en proie à la discorde, à la séparation, avant de finalement se retrouver dans une étreinte finale, symbole d’un amour qui résiste aux épreuves.
Cette première soirée donne déjà le ton d’une édition anniversaire qui s’annonce exceptionnelle. Avec 28 spectacles programmés sur plusieurs sites de Kinshasa, MeYaBe 2026 promet au public une immersion artistique intense où la danse devient à la fois miroir de la société, espace d’expression et vecteur de messages universels.
Dorcas Mwavita
