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Gouvernorat de Tanganyika : le duel entre Christian Mwando et Zoé Kabila

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Si dans les autres provinces, le poste de gouverneur ne fait pas l’objet d’un grand enjeu, dans le gouvernorat de Tanganyika, le combat se joue entre deux pachydermes.
Il y a d’un côté Zoé Kabila, le frère cadet de l’ancien chef de l’État. De l’autre, il y a Christian Mwando, un fidèle de Moïse Katumbi.

Véritable confrontation par procuration entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi, deux farouches ennemis.

Zoé Kabila

Est un habitué de grands challenges malgré son côté discret et taiseux. Il a fait ses armes aux côtés de son frère comme conseiller obscure. Il peut notamment surfer sur la vague de sympathie recueillie par son frère après son retrait pacifique au pouvoir.

Il faut noter aussi qu’étant du FCC, il peut compter sur la fidélité extrême des députés provinciaux de cette plateforme. Ces derniers ont obtenu la majorité des sièges à l’Assemblée provinciale du Tanganyika.

Christian Mwando

Président de l’Unadef, est un habitué du pouvoir et de ses rouages. Autrefois, ministre des Finances du Katanga, il est l’un des leaders de la plate-forme « Ensemble pour le Changement », parti politique membre de la coalition Lamuka. Il peut compter sur le soutien de Moïse Katumbi. Ce dernier joue aussi une de ses grandes cartes politiques dans cette course au gouvernorat qui lui permettra d’avoir un pied au pays une fois sa décision de regagner le pays est confirmée.

Rappelons aussi que Christian Mwando a raflé plus de la moitié des voix dans la province de Tanganyika comme député national. Il est aussi le fils de Mwando Nsimba, un des patriarches du Grand Katanga.

La CENI a prévu la tenue des élections des gouverneurs le 26 mars 2019.

TMB/CONGOPROFOND.NET


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Kin, Goma et L’shi accueillent le 14ème Congrès de l’Union des Architectes d’Afrique en fin juin 2025

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Plus de 1500 délégués, provenant de tous les coins du continent noir, sont attendus dans 3 villes de la RDC ( Kinshasa, Goma et Lubumbashi), vers la fin du mois de juin de l’année prochaine, afin de prendre part au 14ème Congrès de l’Union des Architectes de l’Afrique autour du thème :«la résilience des villes africaines dans les zones industrielles et sismiques ».

Le lancement officiel de la campagne de ce 14ème Congrès a bel et bien eu lieu ce jeudi 24 mai depuis l’hôtel Hilton de Kinshasa.

Une journée riche en programme qui a permis aux participants ainsi qu’aux journalistes présents de s’imprégner des contours de cette édition 2025 qui se déroulera sur 3 villes congolaises.

Ce congrès sera une occasion en or pour présenter le potentiel inestimable de la RDC au monde comme le souligne l’architecte Fiyou Ndondoboni, président de l’Ordre national des architectes ( ONA). « La tenue de ces rencontres dans mon pays constitue un événement diplomatique majeur, contribuant non seulement à son rayonnement international mais aussi s’intégrant harmonieusement dans les efforts menés par le Président de la république Félix Tshisekedi Tshilombo sur le plan diplomatique », a-t-il appuyé.

Le président de l’union des architectes d’Afrique, l’architecte Donatien Kasseyet-Kalume, est, quant à lui, revenu sur le constat amère de la situation de l’architecte congolais qui est souvent oublié, voire pas considéré. « La présidence se rend chaque année aux différentes Conférences des Parties
(COP) sans architecte ni urbaniste pour discuter de l’avenir de notre nation en termes d’Environnement et d’environnement bâti(…). Le Premier Ministre, chef du Gouvernement, n’a jamais convoqué les architectes congolais lors des consultations qu’il organise à l’échelle de la Nation. Le ministère de l’Urbanisme, notre ministère de tutelle, a signé récemment un contrat de construction de 100.000 cités intégrées à ériger sur le territoire national, avec un groupe kenyan, certes, mais pas congolais… Y avait-il un impératif ? Si notre ministre de tutelle ne croit pas en nous, qui le fera ?”, s’est-il interrogé.

Aux partenaires multilatéraux de la RDC, l’architecte a interrogé : ” Oserions-nous vous demander le rôle réservé à l’architecte congolais dans le cadre de l’exécution de vos programmes d’aide ou de partenariat ?”.

Enfin, à ses consœurs et confrères architectes congolais, Donatien Kasseyet-Kalume a adressé son interpellation : ” Sommes-nous suffisamment organisés, préparés, outillés pour prendre la charge de notre rôle de conseil ?».

Représentant du Premier ministre, le ministre de l’Aménagement du Territoire de la République Démocratique du Congo, a fait savoir son espoir de voir les questions architecturales qui gangrènent la société congolaise trouver les réponses nécessaires. « Je suis certain que ce congrès va poser les prémices et les fondamentaux pour l’édition 2025. Je souhaite également que cela soit une occasion d’échange avec les partenaires sur les questions essentielles comme les opérations minières et les projets de développement de nos pays africains…»

A noter que ce lancement officiel de plus d’un an en avance a été voulu pour préparer ensemble une célébration réussie de cet événement mais également l’occasion de lancer l’appel à contribution au niveau du continent sur les thématiques choisies pour une matérialisation tangible du concept de coopération Sud-Sud tant souhaitée.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET


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