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RDC/Kananga : les agents de la DGRKOC réclament 12 mois d’arriérés des salaires !

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Dans un mémorandum adressé au gouverneur de province, le lundi 04 février dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, les agents et cadres de la Direction générale des recettes du Kasaï Cenral ( DGRKOC) réclament 12 mois d’arriérés. D’après l’un d’eux que nous avons interrogé, ces arriérés datent du règne du gouverneur Alex Kande Mupompa.

 » Nous accordons 24 heures seulement au gouverneur de province avant de déclencher une grève. Nous mobilisons des recettes chaque mois, et nous restons impayés pour quelle raison ? », s’interroge cet agent qui a souhaité garder anonymat.

Réagissant aux allégations des agents et cadres de la DGRKOC sur un média local , le gouverneur Denis Kambayi s’indigne de cette attitude et estime tout de même que c’est de leur droit.

 » La province du Kasaï central comme d’autres provinces de la RDC totalise 3 mois sans recevoir la rétrocession. Les agents de la DGRKOC sont également comptabilisés dans cette enveloppe qui n’est pas arrivée. A mon règne, il ya eu seulement 3 mois, et comment ils ont pas grèver pendant le règne de mon prédécesseur? C’est de la mauvaise foi tout simplement. C’est de l’intox, parce qu’à ce jour même le gouvernement provincial n’est pas payé », s’est expliqué Denis Kambayi.

D’après un analyste des questions socio- économiques de la ville contacté, la régie financière provinciale ne peut être comptabilisée dans la rétrocession.

 » L’arrêté créant cette régie financière provinciale ne mentionne nulle part que les agents et cadres devraient être pris en charge par le gouvernement de la République. C’est faux! C’est un faux débat. La DGRKOC mobilise les fonds en tenant compte des assignations lui attribuées par le gouvernement provincial et ils sont payés à partir de leur mobilisation des recettes », a expliqué William André KABASELE Dinda.

Pourtant il ya quelques mois, le gouverneur de province avait loué les prouesses réalisées par cette régie financière provinciale en réalisant par mois plus de 200 millions des francs congolais.

Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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