Sécurité
Ituri : Un déplacé en quête des aliments, tué à Djugu
Un déplacé en quête de nourriture a été tué par des hommes armés identifiés comme éléments de la milice CODECO à Djugu. Un fait qui remonte aux premières heures du mardi 19 novembre 2024.
La victime faisait partie d’un groupe de déplacés qui se rendait au champ vers le village Waliba au nord du centre commercial de Largu, dans la chefferie des Bahema Nord, rapportent des sources locales.
Tombés dans une embuscade, ils ont essouillé des tirs d’armes de ces miliciens qui ont atteint, malheureusement, l’un d’eux qui est mort dans la foulée. Énième cas qui met en lumière la souffrance des habitants pour accéder aux aliments.
Une « situation désastreuse », dénoncée par Charité Banza, répondant de la société civile localement. « Le jeune homme répondait au nom de Kangourou, son corps est déjà récupéré et ramené au site de déplacés de Rhoo », explique-t-il.
Pour Banza, qui regrette que ces miliciens sabotent leur accord de cessez-le-feu, l’implication des autorités compétentes reste une nécessité. « Elles doivent avoir un regard tourné vers Djugu ».
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
