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Goma : Trois députés provinciaux interdits de manifester pour la gestion rotative du Nord-Kivu

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La marche pacifique de trois députés provinciaux pour la gestion rotative de la province n’a plus eu lieu comme prévue le jeudi 06 août à Goma dans la province du Nord-Kivu. Alors que ces trois élus locaux étaient déjà présents, le matin au point de départ de la marche, la police les a encerclé et les a informé que leur manifestation n’a pas été autorisée par l’autorité urbaine. S’ils veulent vraiment manifester, qu’ils entrent dans leurs véhicules pour aller déposer leur mémorandum au gouvernorat et au bureau de l’Assemblée de province comme prévu.

Après une longue discussion, ils sont partis avec les éléments de l’ordre à la mairie. Là, le maire a encore une fois réitéré son interdiction, avant de se mettre d’accord sur la tenue de cette marche le lundi 10 août prochain. Cela, après avoir réécrit à cette autorité urbaine pour information.

«Nous sommes venus voir le maire qui insiste que la marche ne va pas avoir lieu. Nous ne savons pas pour quelle raison parce qu’il n’y a aucune raison légale que le maire évoque. Cela nous surprend, car nous pensions être déjà dans la démocratie, mais il se remarque le contraire. Qu’à cela ne tienne, nous n’allons pas baisser les bras, et pour cela, nous venons d’écrire une deuxième lettre au maire de la ville de Goma pour lui annoncer notre marche le lundi », a laissé entendre le député provincial Emmanuel Ngaruye.

Les 3 élus provinciaux veulent un consensus politique instituant un système de gestion rotative par entité dans la province du Nord-Kivu. Cette préoccupation avait été encore invoquée par certains participants au dialogue des communautés du Nord-Kivu, dit « de vérité sur notre propre avenir », qui s’est tenu la semaine dernière à Goma. Le vice-président de l’Assemblée provinciale avait répondu que la question de la gouvernance rotative de la province a déjà été reglée par la Constitution. Pour sa part, le député provincial Jean-Paul Lumbulumbu avait indiqué que pour arriver à lever cette option, il faut changer la disposition constitutionnelle à ce sujet, ou soit carrément faire les arrangements politiques lors de l’élection du gouverneur de province.

Les trois députés provinciaux qui allaient marcher, les rues du chef-lieu du Nord-Kivu le jeudi 06 août, sont Prince Kihangi de Walikale, Alex Bahunga de Masisi et Emmanuel Ngaruye de Rutshuru.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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