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Goma: des militants du mouvement citoyen « AMKA Congo » dans la rue pour demander le départ de la Monusco

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Ces militants partis des quartiers nord de la ville de Goma, ce jeudi 28 novembre, se dirigent vers le quartier général de la Monusco pour déposer leur mémorandum. Dans ce document, les manifestants exigent le départ de la mission onusienne de la RDC si elle est incapable de protéger les civils contre les massacre à Beni.

Ce même mémo sera déposé au gouvernorat de province, à en croire Chance Matale, l’un de ces manifestants. « Nous sommes dans la rue pour demander à la Monusco de prendre ses responsabilités parce que si elle est venue au Congo, c’est pour rétablir la paix avec les FARDC. Et si elle est incapable de le faire, qu’elle quitte le Congo et que nous restions seulement avec les FARDC. Nous allons au rond-point Signers pour un autre rassemblement populaire et puis nous irons à la Monusco pour déposer notre mémorandum adressé au secrétaire général des Nations Unies et nous allons chuter au gouvernorat pour demander au président de la République à déboulonner les infiltrés qui sont dans notre armée, l’empêchant de mettre fin aux tueries des civils en ville et territoire de Béni », a dit ce militant.

Cette manifestation arrive un jour après une autre similaire de la Lucha du mercredi 27 novembre. D’ailleurs, les militants de ce mouvement citoyen ont passé deux veillées devant la porte de la base logistique de la Monusco pour exiger son implication dans le retour de la paix à Beni ou carrément de plier bagage si elle ne parvenait pas à le faire.

Précisons que la manifestation d’aujourd’hui de ces jeunes de AMKA Congo est encadrée par des éléments de la police.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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