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Goma/Covid-19 : des policiers accusés de favoriser la contamination dans la ville !

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Des personnes arrêtées par les éléments de la police dénoncent des dérapages lors des arrestations pour non port des cache-nez, ce mercredi 12 août à Goma. Elles indiquent que les policiers font usage des violences en jetant avec fracas dans leurs jeeps des personnes arrêtées pour absence de masque. Souvent, elles y sont entassées avec le risque élevé de se faire contaminer.

« Je viens d’être arrêté pour non port du masque. Mais ce que je regrette, c’est la façon dont on nous a amenés ici. Nous étions dans une Land Cruiser de la police au moins 20 personnes sans masque, avec le risque même de nous contaminer si un de nous était malade », se révolte Ushindi Ruhusa Benjamin.

Comme si cela ne suffisait pas, les policiers demandent de l’argent à ceux qui sont dans ce camion, ajoute-t-il.

« Dans ce camion, les policiers demandent de l’argent et j’ai des preuves malheureusement cet engin de la police n’a pas de plaque d’immatriculation. Certaines gens ont donné 10 mille francs, 5000 francs, voire 10 dollars et cet argent va tout droit dans les poches de ces policiers. Ça dépend de la somme que chacun possède et même une autre personne a donné son téléphone », a-t-il dénoncé.

Ushindi Ruhusa Benjamin propose que les policiers embarquent au moins deux à 4 personnes dans leur véhicule, puis faire d’autres tours après au lieu d’exposer la population au danger avec cette façon de faire.

Contacté à ce sujet, le ministre provincial de l’Intérieur a indiqué qu’il est déjà saisi de cette situation et qu’il vient d’échanger avec le commandant de la police sur terrain pour rectifier les tirs.

Jean-Bosco Sebishimbo a, par ailleurs, informé que tous ceux qui sont isolés au stade les Volcans pour non port de masques seront tous remis en liberté le soir après avoir suivi des séances pédagogiques. Aucun franc congolais, aujourd’hui ne sera versé par ces récalcitrants pour avoir leur liberté, a-t-il précisé.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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