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Gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï Central «DGRKAC» : La Commission Kayombo dédouane le gouverneur sortant John Kabeya de l’enquête

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La gestion du gouverneur sortant du Kasaï Central, John Kabeya Shikayi, n’a pas fait l’objet d’une enquête de l’Assemblée provinciale. C’est ce qu’a révélé le député provincial Bob Kayombo, président de la Commission spéciale mise en place par l’organe délibérant du Kasaï Central pour enquêter sur la gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï Central, «DGRKAC». Il l’a dit dans une interview accordée à la presse au lendemain de l’adoption des recommandations issues de cette enquête, le vendredi 14 Juin.

D’après cet élu de Kazumba, le travail effectué par sa Commission a été sapé. Bob Kayombo s’indigne de constater que les responsables directs cités dans son rapport ne soient pas mis en justice et parle d’un acharnement de certains élus provinciaux sur la personne de John Kabeya Shikayi.

 » L’enquête que nous avons menée ne concerne nullement la gestion du Gouverneur Kabeya. J’ai été sidéré, séance tenante, de voir certains députés provinciaux citer le Gouverneur sortant et estimer qu’il soit déféré devant la justice pour des raisons que j’ignore jusqu’à présent. Mes regrets c’est de voir les dirigeants de la DGRKAC que nous devrions blâmer être blanchis pour des raisons inavouées. Mais les gens qui n’ont même pas fait objet d’une enquête soient assimilés aux gestionnaires directs de la DGRKAC. Nous n’avons pas enquêté sur la gestion du gouverneur Kabeya… », explique-t-il sous un ton fort.

Concernant la gestion de la DGRKAC qui a fait l’objet de l’enquête de sa Commission instituée par la Première institution du Kasaï Central, le député Bob Kayombo s’est indigné des révélations recueillies lors de cette enquête et met plutôt en cause l’équipe dirigeante de cette régie financière provinciale.

« On ne peut pas accepter que notre seule source de revenus soit dirigée avec légèreté et amateurisme. Nous avons constaté un dysfonctionnement dans l’appareil de gestion de cette régie, commençant par la Direction générale jusqu’aux agents commis aux postes de péages. Nous sommes allés sur terrain, où les agents se servent à souhait les fonds de l’État. Il y a eu exactement des détournement sûrement, les fonds perçus dans les centres Kazumba et Luiza n’ont pas été tracés. », martèle-t-il.

Pour rappel, c’est après son départ de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central le 30 avril passé, qu’un cafouillage a été constaté dans la gestion de la régie financière entretenue, d’une part, par le ministère provincial des Finances, les responsables de la DGRKAC et le gouverneur ad intérim.

J.M.(C.P.)/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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