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Politique

RDC : les femmes politiques réclament 50% de participation aux processus électoraux

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Ce Vendredi 14 juin 2024, à Memling Hôtel, les femmes politiques, les activistes de la société civile et les personnes vivant avec handicap (PVH) ont réclamé leur droit de participation à 50% dans la sphère politique de République Démocratique du Congo.

Au cours d’un atelier organisé par Kinshasa NEWSLAB, avec la participation d’Internews et LePouvoirdesfemmes, ils ont abordé la question liée aux « Réformes du cadre légal ».

Les intervenants à cet échange étaient respectivement, Germain Kuna, professeur à l’UNIKIN, Grâce Lula du CAFCO, Dorcas Vualelo, activiste de la jeunesse féminine et Ferdinand Kapanga de la CENI.

Dans son allocution, Ferdinand Kapanga a brossé le système proportionnel à listes ouvertes, système électoral actuel, qui d’après lui, « bloque les quotas des femmes dans les processus électoraux« .

Il a invité les autorités compétentes à la réforme du système électoral en RDC, passant au système proportionnel à listes bloquées pour permettre aux femmes, jeunes et personnes vivant avec handicap d’avoir des sièges réservés.

De son côté, le professeur Germain Kuna a martelé sur la socialisation des jeunes filles aspirant à la politique afin de renforcer leur éducation. Ceci leur donnera aussi du respect et de la considération, car dit-il « 53% de la société congolaise est composé des femmes« .

Grâce Lula du cadre permanent de concertation des femmes congolaise (CAFCO) et Dorcas Vualelo ont confié que « la constitution du pays et l’article 13 de la loi électorale donnent des opportunités aux femmes mais pas les hommes »

« L’homme devrait supporter la femme auprès d’elle comme sa partenaire de travail« , a déclaré Grâce Lula.

Quant à Dorcas Vualelo, elle a proposé quelques pistes de solution, entre autres, changer les considérations culturelles (conceptions), inculquer aux enseignants la mentalité qu’il n’existe pas de disparité entre homme et femme et outiller financièrement la femme pour lui permettre une campagne électorale réussie.

Retenons que ces assises ont constitué de réunir les efforts visant à mettre la femme dans sa place méritée en terme de gestion de la République.

KANKU KABEYA ROSYNADINE(CP)/CONGOPROFOND.NET

Politique

« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

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« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

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