À la Une
GEDROFE/Rien sans les Femmes : 63 champions en genre formés à Kisenso
Le Réseau Genre et Droits de la Femme (GEDROFE ) « Rien sans les Femmes » a sensibilisé et formé ce week-end, à travers l’ONDGH APROHU/DC, 63 champions en genre dont 13 enseignants, 50 élèves filles et garçons du complexe scolaire Christ-Roi dans la commune de Kisenso.
Formation dispensée par Bertin Kanyinda, coordonnateur de l’ONGDH APROHU/DC, ce dernier a été recruté sur base d’une enquête du réseau comme formateur des formateurs afin d’encadrer les champions en genre dont notamment les élèves et enseignants de cette commune périphérique de la ville de Kinshasa, où les stéréotypes dénigrants et les us et coutumes rétrogrades à l’égard de la femme sont encrés dans les esprits des gens.
Le but de cette formation est de sensibiliser les champions communautaires en genre afin de promouvoir l’égalité des sexes en reconnaissant les hommes, les femmes, les filles et les garçons comme des êtres humains égaux capables de participer à l’éclosion d’une société égalitaire, inclusive et capable d’offrir les mêmes opportunités pour tout le monde.
« Le champion en genre est cette personne qui excelle dans la promotion de l’égalité des sexes. Il incarne parfaitement une conviction, une cause, une attitude de changement des normes discriminatoires qui alimentent les inégalités entre homme et femme. Un champion en genre doit être capable de reconnaître les compétences, les qualités mais surtout les droits de l’autre sexe. Il combat la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. Je suis formateur des formateurs des champions en genre. GEDROFE, Rien Sans les Femmes m’a choisi pour sensibiliser le personnel enseignant et les élèves sur les notions du genre qu’ils semblent ignorer. Les participants étaient tous contents d’apprendre les notions du genre et ont appris comment ils doivent se comporter lorsqu’on est un champion », conclut ce responsable d’APROHU/DC.
Pendant la session de formation, le coordonnateur Bertin Kanyinda a rappelé les caractéristiques d’un champion. Il a également expliqué clairement les termes genre, égalité, parité, équité, masculinité positive ignorés par la plupart des personnes.
Avant de clore ses propos, ce grand champion en genre a demandé à l’assistance de bannir les stéréotypes rétrogrades qui ternissent l’image de la femme en les invitant à défendre les droits humains des femmes.
Très satisfait de la formation, les participants ont sollicité d’autres sessions .
La formation va se poursuivre la semaine prochaine dans la même commune de Kisenso.
Elda Along /CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa au cœur d’un pont littéraire : La Semaine des lettres belges francophones lancée en grande pompe
Le Centre Wallonie-Bruxelles a officiellement lancé, ce lundi 20 avril, la première édition de la Semaine des lettres belges francophones à Kinshasa, dans le cadre du Festival Congo-Meuse.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse tenu dans la grande salle de sa bibliothèque, réunissant acteurs culturels, écrivains et journalistes.
Portée par une ambition de rapprochement culturel, cette initiative vise à renforcer les liens entre les littératures congolaise et belge francophone, deux univers marqués par une histoire commune de plus de deux siècles. À travers l’image symbolique des fleuves Congo et Meuse, les organisateurs entendent ériger un véritable pont littéraire entre les deux peuples.

Prenant la parole, le directeur du Centre, Richard Ali, a présenté les grandes lignes de cette semaine littéraire, aux côtés de l’écrivaine belge Myriam Leroy et de l’éditrice Mélanie Godin, toutes deux invitées d’honneur.
La programmation, étalée sur quatre jours, prévoit une série d’activités axées sur la création et la transmission littéraires. Dès mardi, des ateliers d’écriture narrative (nouvelle et roman) seront animés par Myriam Leroy, tandis que Mélanie Godin conduira des sessions dédiées aux réalités de l’édition.
Le mercredi se poursuivra avec des rencontres entre auteurs et élèves au Lycée Prince de Liège (École belge de Kinshasa), autour du thème : « Lire pour écrire : les vertus de la lecture et les mécanismes de l’écriture ».
En soirée, un échange intitulé « Plaisir d’écrire et de lire » réunira plusieurs associations littéraires congolaises, notamment l’Ajeco, l’Ueco et la Clinique Littéraire de Kinshasa.
Le jeudi 23 avril, en marge de la Journée mondiale du livre, une conférence-débat sera organisée en partenariat avec Culture C autour du thème : « Les livres pour bâtir des ponts et sauver des vies : l’écriture à l’ère de l’intelligence artificielle ». Cette journée sera également marquée par l’annonce officielle du lancement du Prix littéraire Congo-Meuse, suivie d’une exposition et vente d’ouvrages.
La clôture interviendra à l’Institut Supérieur Pédagogique de la Gombe, avec une conférence-débat intitulée « Regards croisés : les littératures congolaise et belge francophone aujourd’hui ».
Interrogées par la presse, les deux invitées belges ont salué une initiative porteuse de dialogue et de convergence.
« Nous écrivons aujourd’hui sur des réalités similaires : l’émancipation de la femme, la résilience, la jeunesse ou encore la politique », a souligné Myriam Leroy, évoquant des thématiques communes entre la Belgique et la RDC.
De son côté, Mélanie Godin s’est dite « heureuse et honorée » de participer à cette première édition à Kinshasa : « C’est un rêve de venir ici. Nous partageons des réalités similaires, notamment dans les défis liés à la publication, surtout pour les jeunes auteurs. »
La cérémonie de lancement s’est achevée dans une ambiance artistique, marquée par des prestations de slameurs congolais, dont Grâce Bilolo, présidente de l’Ajeco, Benjamin Masiya, dit Maître Itachi, et Emanuel Wisdom Kuzamba.
À travers le Festival Congo-Meuse, le Centre Wallonie-Bruxelles ambitionne ainsi d’inscrire durablement Kinshasa dans un espace d’échanges littéraires internationaux, tout en valorisant les voix émergentes et confirmées des deux nations.
Barca Horly Fibilulu Mpia et Elvit Kumbu, stagiaire UCC
