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A’salfo( Magic System):« La RDC, ce n’est pas seulement la rumba! »

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Séjournant à Kinshasa, A’salfo Traoré, producteur du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo ( FEMUA) et aussi l’un des membres du célèbre groupe ivoirien « Magic System, a tenu à rappeler, par le biais d’un point de presse, ce samedi à l’hôtel Rotana, la présence tant attendue de la République démocratique du Congo à ce rendez-vous culturel panafricain qui se tiendra du 10 au 15 mai à Abidjan.

Pour sa 14ème édition, les organisateurs ont tenu à mettre en lumière ce grand pays qui, au-delà de ses prouesses musicales, regorge en lui plusieurs autres facettes. « Par cette invitation, nous mettrons à la disposition de la RDC, non seulement un très grand pavillon, mais aussi toute une journée dédiée afin que les Ivoiriens et les Africains, en général, découvrent ce pays dans toute sa diversité ( Les valeurs culinaires, le tourisme, le sport, l’entrepreunariat,…) ».

A l’en croire, l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, décision intervenue au mois de décembre de l’année dernière, ainsi que le souhait de rendre un vive hommage à l’une des légendes de la musique congolaise et africaine dont la mort est survenue le 24 avril 2016 en pleine scène de ce festival, ont vivement motivé le choix de l’invitation d’honneur fait à la RDC. : « Nous avons jugé que inviter le Congo en Côte d’Ivoire sera rendre un grand hommage à Papa Wemba qui, de son vivant, avait souhaité que le FEMUA soit un signe d’intégration pour les pays africains, mais aussi étant qu’ambassadeur de l’UNESCO, c’est pour moi l’occasion de promouvoir cette musique ».

Rappelons que le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo est un festival de musique afropop qui se tient chaque année depuis 2008 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il réunit d’importants artistes africains contemporains. Avec plus de 40.000 spectateurs, l’accès aux concerts est gratuit et certains artistes reversent leurs droits d’auteur aux programmes de développement local.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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