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Forum sur les réformes électorales : les députés FCC disent « NON » et rappellent le cadre approprié pour cette démarche
La rétrospective des activités de la session de mars et la convocation d’un forum sur les réformes électorales étaient à l’ordre du jour de la rencontre entre les présidents des groupes parlementaires du FCC et le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba à l’immeuble intelligent situé à Kinshasa/Gombe.
« Nos discussions ont tourné d’abord sur la rétrospective de ce qu’a été notre session de mars. Nous avons évalué ensemble tous ce que nous avons connu comme activité. Comme vous le savez tous, nous avons connu une session très difficile, les parlementaires que nous sommes, nous avons connu des traumatismes divers, verbaux, physiques avec la perte d’un de nos collègues. Tout ça parce qu’on faisait notre travail comme parlementaire, élu du peuple. Voilà pourquoi nous sommes venus porter la voix des honorables députés du FCC, par ricochet de tous les députés, pour que pareille situation ne puisse plus être vécue lors de la prochaine session qui sera budgétaire », a dit Didier Manara, président du groupe parlementaire du PPRD et porte-parole ce lundi 10 août 2020 à l’issue de la réunion.

Pour ce qui est du deuxième point, Didier Manara a réaffirmé la position de sa famille politique sur l’inopportunité de ces assises.
« Nous sommes venus remettre officiellement à son excellence le Premier Ministre, notre déclaration contre la tenue d’un prétendu dialogue parce que nous avions trouvé que ce dialogue qui est prôné par certains de nos collègues et quelques membres de la société civile, est inopportun. Comme députés nationaux, nous sommes ouverts et positifs pour que cette question autour de la matière électorale soit discutée lors de la prochaine session prévue dans un mois », a ajouté le président du groupe parlementaire du PPRD.

À lui d’ajouter: « Nous pensons que cette question doit être discutée au sein des institutions et je crois que le peuple congolais sera victorieux et gagnant ».
À l’heure actuelle, le groupe de 12 personnalités politiques et sociales poursuit des contacts avec les différents acteurs de l’environnement politique congolais.
MUAKAMU CLEMENT/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
