Société
Forum francophone : le mouvement des femmes renforcé en capacités
Le fonds pour les femmes francophones (XOESE) organise du 23 au 26 novembre le forum international francophones, sous le thème : « renforcement du Mouvement des Femmes Francophones : Comment pouvons-nous y contribuer ».
Un grand évènement qui réunit les leaders clés du mouvement des femmes francophones du monde entier. Il est un espace pour se rencontrer, nouer des liens, échanger, se redynamiser et élaborer des stratégies sur des moyens novateurs de travailler ensemble au-delà de nos différences en vue de renforcer le mouvement des femmes.
Durant 4 jours d’affilée, le Forum a permis de mettre en exergue des expériences novatrices et des réalisations exceptionnelles des militantes et de leurs organisations dans différents pays et régions de l’espace francophone.
Tenez par exemple pour soutenir les initiatives innovantes des femmes, des partenaires financiers ont expliqué comment procéder pour avoir le fonds pour mettre en œuvre différents projets.
La présidente de XOESE, Massan d’Almeida, a, quant à elle, donné les motivations qui ont poussé sa structure à organiser cette rencontre internationale .
Les défis de « l’intergénérationnalité » , à savoir comment les aînées préparent la jeune génération pour le passage du flambeau, comment accueillir les jeunes qui arrivent au sein des structures, ont toutes étaient passées au peigne fin. Les aînés ont pris la résolution d’évoluer ensemble pour donné le bon exemple aux générations nouvelles.
Pour ce, un slogan qui traduit la nécessité de travailler en synergie afin de porter loin la voix de la femme, été créé je cite : « Ensemble, nous sommes plus fort ».
Plusieurs témoignages des groupes de plaidoyers « je m’engage », dont celui de la RDC, conduit par Annie Bambe, coordonnatrice de la coalition Beijing +25RDC. Elle a relevé les défis auxquels le groupe JME RDC est confronté, mais avec l’aide de certains partenaires et le courage de certaines jeunes, son groupe ne baisse pas le bras lorsqu’il s’agit de mener des actions en rapport avec les 6 coalitions.
Annie Bambe est parmi ces aînées qui préparent bien la relève dans ce combat des droits humains. Elle a encouragé ces jeunes dévoués à la cause de l’égalité des genres a persévérer.
Le message clé de ces différents témoignages et partage d’expériences est de mener les actions collectives afin de ne plus afficher ce visage d’enfants des parents pauvres. Ces brillantes combattantes ont convenues de réfléchir ensemble pour trouver des solutions aux problèmes du mouvement francophone à travers la création des groupes de plaidoyer.
Le forum francophone va fermer ses portes ce 26 novembre.
Elda Along /congoprofond.net
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
