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CENI: les membres de la Centrale électorale en séminaire d’imprégnation
Il s’est ouvert, ce vendredi 26 novembre 2021, le séminaire d’imprégnation des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). C’est le président de la Centrale électorale qui a lancé ce séminaire dans la salle Abbé Appolinaire Malu Malu.
Ces assises, selon le bureau de la CENI, s’étalera jusqu’au 5 décembre prochain, avec l’objectif principal de répondre aux nombreuses attentes pour être à la hauteur de la mission assignée à l’institution.
Intervenant dans ce cadre, Denis Kadima Kazadi a relevé que « la mission de la Ceni qui entre dans son 3e cycle électoral s’avère fastidieuse et éprouvante pour la consolidation de la démocratie congolaise ».
Ayant reconnu le retard accumulé dans la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante qui devrait légalement intervenir en juin 2019, c’est finalement en octobre 2021 (soit 28 mois plus tard) qu’elle s’est mise à pied d’œuvre.
Ainsi, la perspective de l’organisation de prochaines élections, dans les délais constitutionnels, a-t-il reconnu, laisse peu de répit à l’actuelle équipe qui ne bénéficiera pas d’état de grâce.
« Nous devrons prendre le taureau par les cornes pour baliser, sans délai, la suite du processus électoral », a indiqué le président de la Ceni expliquant brièvement le sens profond du présent séminaire. « Il permettra aux membres de la Ceni d’appréhender les enjeux et défis du processus et d’adopter les grandes orientations pour la gestion de l’institution et l’organisation des futures opérations qui s’y rattachent », a-t-il estimé.
Convaincu que « la maîtrise du cadre légal régissant les élections, la bonne connaissance de différentes étapes du cycle électoral, la compréhension de grandes opérations y relatives sont indispensables pour amener l’Assemblée plénière à adopter une feuille de route réaliste devant nous conduire vers le scrutin de 2023 ».
La prise en compte du rôle et des responsabilités des organes et des structures de la Ceni dans leur ensemble est, à ses yeux, « un atout important dans la capacité à gérer avec efficience les opérations électorales qui pointent à l’horizon ».
D’où son exhortation « à prendre l’engagement, dès aujourd’hui, de tout mettre en œuvre pour être à la hauteur de la mission assignée à l’institution ».
Auparavant, le secrétaire exécutif national, Ronsard Malonda, a dans son mot de bienvenue décrit succinctement la charpente de ce séminaire et les fruits attendus qui découleront des travaux en commission avant leur validation. Ceux-ci constitueront, a-t-il relevé, les actes pour établir une feuille de route qui donnera les différentes indications (budget des opérations, plan logistique, textes référentiels et stratégies de sensibilisation).
Pour sa part, Désiré Molekela, en charge de la sensibilisation, a énoncé le contexte, fixé les objectifs et les résultats attendus de ce séminaire qui se déroule en deux phases.
La seconde qui aura lieu sur un site choisi hors du siège comportera des conférences thématiques, opérationnelles transversales, sectorielles avec des ateliers.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
