Politique
Formation du Gouvernement : Le SYECO propose la nomination d’un fils maison au Ministère de l’EPST
Le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO), en perspectives de la formation du nouveau Gouvernement qui inaugure le deuxième mandat du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, monte au créneau pour proposer à la tête du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, la nomination d’un fils maison qui a la maitrise des questions liées à ce sous-secteur qui connait beaucoup de problèmes et qui est capable de les résoudre.
En effet, c’est à travers une déclaration au micro de nos confrères de Top Congo FM, le samedi 09 mars 2024, que le Secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) de Tshuapa, Matthieu Ikala, a relayé ce point de vue.
« Pour nous, nous souhaitons que le Chef de l’Etat puisse désigner un fils maison du sous-secteur, quelqu’un qui a la maitrise des questions liées à l’enseignement et qui peut apporter ou améliorer ce qui est fait jusque-là », a-t-il indiqué.
A la même occasion, ce syndicaliste a exprimé leurs attentes en ces termes : « Les attentes sont légion, entre autres, le diagnostic clair pour mesurer la qualité de l’enseignement et les reformes qui doivent être entreprises pour y remédier, une bonne politique de gestion sur l’utilisation des fonds nous alloués par les partenaires dont la Banque Mondiale, l’accomplissement du vœu du Chef de l’Etat à ramener la gratuité de l’enseignement jusqu’au niveau secondaire et la promulgation de la Loi portant Statut particulier des enseignants, qui est le fondement même de l’amélioration des conditions sociales et de travail des enseignants ».
Signalons que ces mêmes attentes ont été exprimées tout récemment en termes de préoccupations, par le député national Jean-Marie Mangobe Bomungu, qui propose quant à lui, la retouche des textes de base et l’exhumation du projet de Loi sur le Statut particulier des enseignants.
« Pour la gratuité de l’Enseignement, le Chef de l’Etat l’a si bien dit, durant ce quinquennat, elle doit aller jusqu’au niveau secondaire. La Constitution parle de la gratuité de l’Enseignement primaire, la Loi-cadre de l’Enseignement National parle de la gratuité de l’Education de base. Pour ne pas être en contradiction avec ces textes de base pour notre pays, quelque chose doit être initié au niveau du Parlement, pour obtenir la révision et l’adaptation de ces dispositions de la Loi », a dit cet élu du territoire de Bomongo, dans la province de l’Equateur et expert de l’EPST.
Et d’ajouter : « Nous avons travaillé au niveau de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, sur le Statut particulier des enseignants. Après avoir été adopté par le Gouvernement, ce projet de Statut est allé au Parlement. Il avait franchi l’étape de l’Assemblée Nationale pour arriver au niveau du Senat et c’est là qu’il est allé mourir. Ce que je dois faire, moi en tant qu’enseignant de carrière, c’est de retrouver ce projet de Loi, le dépoussiérer et le remettre sur la table, pour que les enseignants de la RDC aient un Statut spécial ».
Rappelons que Jean-Marie Mangobe Bomungo est un ouvrier de la première heure dans l’application de la gratuité de l’enseignement, en République Démocratique du Congo. C’est le premier Secrétaire Général à l’EPST ayant débuté ce programme du Président Felix-Antoine Tshisekedi, à son accession au pouvoir.
De leur côté, évoquant la question de la formation du Gouvernement, certains cadres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS/Tshisekedi), réunis au sein d’un Mouvement baptisé « Les héritiers d’Etienne Tshisekedi », estiment que les profils des personnes à nommer doivent correspondre aux Ministères qui leur seront confiés.
Concrètement, pensent-ils à titre d’exemples, le Ministère de la Justice doit revenir à un juriste, celui de la Santé à un médecin, de l’EPST à un enseignant, etc.
Le Coordonnateur de ce Mouvement, Jean Malenga Mongumu, soutient également que pour résoudre le problème de pléthore au sein du Gouvernement, certains Ministères doivent être fusionnés, évoquant le cas de l’Education Nationale qui comprend plusieurs sous-secteurs, à savoir : l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, l’Enseignement Supérieur et Universitaire, la Recherche Scientifique, la Formation Professionnelle, Arts et Métiers, ainsi que l’Education non Formelle.
« Pour résoudre le problème de pléthore des portefeuilles, nous proposons qu’ils puissent réunir tous ces cinq sous-secteurs de l’Education Nationale, en un seul Ministère d’Etat, celui de l’Education Nationale, avec quatre Vice-Ministres dont un en charge de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, un en charge de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de Recherche Scientifique, un en charge de la Formation Professionnelle, Arts et Métiers et un en charge de l’Education non Formelle qui s’occupe des enfants non scolarisés et des enfants déscolarisés », a-t-il déclaré.
Bref, les organisations professionnelles des enseignants, ainsi que beaucoup d’acteurs pédagogiques et spécialistes des questions de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, souhaitent voir à la tête de ce Ministère, un fils maison, c’est-à-dire un enseignant de carrière. Aussi, souhaitent-ils, que le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans son pouvoir discrétionnaire, puisse accéder à cette proposition.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
