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Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

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La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

Politique

« Ville morte de la C64 : l’ECiDé Sud-Ubangi dénonce un “échec cuisant” du pouvoir et appelle au dialogue inclusif »

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Dans une déclaration politique cinglante faite ce mercredi 3 mai 2026, le secrétariat exécutif Provincial de l’ECIDé Sud-Ubangi, Papy Bembiade s’aligne derrière la journée ville morte décrétée par la coalition des partis de l’opposition C64 et dresse un réquisitoire contre la gouvernance actuelle.

Pour l’ECIDé, « la situation politique de l’heure ne peut laisser indifférente quiconque veut voir la RDC dans la stabilité ». Le parti de Martin Fayulu rappelle que malgré « le hold-up électoral de 2018 et le simulacre élection de 2023 », l’opposition a joué « son rôle indicateur celui de l’équilibre politique ».de

1.Un bilan jugé « échec cuisant »

Le document affirme que « la situation politique, sécuritaire, socio-économique de l’heure démontre inlassablement un échec cuisant des gouvernants » avec pour « conséquence logique l’illégitimité des autorités ». À l’Est, déplore l’ECIDé, « la partie Est du pays est dans une proie des violences imbéciles, où le peuple est abandonné en son triste sort seul devant son destin ». Pendant ce temps, « Ebola fait rage dans la partie est qui souffre déjà des affres des guerres » alors que « le pouvoir ne dit et fait rien. Ce qui l’intéresse c’est le changement de la constitution ».

2. Sud-Ubangi oublié, mais sommée de soutenir

L’ECIDé tacle directement le régime : « Depuis que Mr Félix Tshilombo est au pouvoir, le sud-ubangi pour ne pas parler de la RDC n’a bénéficié d’aucun projet du développement phare ». Le texte interpelle les soutiens locaux : « Bien que cela, dDU CONGO Sud-Ubangiens naïfs soutiennent Félix dans sa démarche du changement de la constitution pour leurs intérêts propres ». Et de rappeler : « Il a construit des universités dans son Kasaï natal, des routes et autres, chez vous aucune salle de formation agrémentassionnelle ».

3. La contradiction du « bilan largement positif »

Face à l’Union sacrée qui vante « un bilan largement positif », l’ECIDé pose une question : « Si oui, votre bilan est largement positif, n’est ce pas avec cette constitution que vous voulez changer qui vous a donné ce bilan ? ». Et d’enchaîner : « Pourquoi la changer ? Pour faire quoi encore de nouveau car elle vous a déjà servi pour produire un bilan positif ». La conclusion est nette : « C’est ne pas le texte qui pose problème, mais c’est un problème d’hommes ».

4. La loi référendaire Ngondakoy accusée de « coup d’État constitutionnel »

Le parti s’attaque à la proposition de loi du professeur Ngondakoy. L’article 41 est cité : « À la suite du dysfonctionnement majeur paralysant les institutions, le président de la République doit recueillir pour avis avant toutes initiatives institutionnelles d’opinion d’experts sur toutes matières constitutionnelles qui ne sont plus adaptées ». Pour l’ECIDé, « Ici le Président règne en maître absolu, le peuple est dépouillé subtilement de son pouvoir légendaire ». Pire encore, si le référendum se tient, « les territoires occupés ne seront pas consultés nous procéderons consciencieusement et tacitement à la cession de cette partie du territoire, d’où la Balkanisation ».

5. Appel au Dialogue Inclusif

En conclusion, l’ECIDéy Sud-Ubangi « en appelle d’un vœu ardent au bon sens de ceux qui prétendent diriger le pays ». Pour le parti, « seul le Dialogue Inclusif peut sortir le pays dans la situation qu’il traverse ». Maintenir le projet du changement de la constitution, avertit-il, « risque de nous pousser à conclure que vous aviez déjà dans vos agendas le plan de la Balkanisation ». Le texte rappelle enfin les mots d’Honoré Ngbanda : « Félix a trois missions : de nous distraire, de légitimer l’envahisseur et de concrétiser la Balkanisation ». L’ECIDé appelle à « se lever pour dire non à cette velléité du pouvoir ».

Blaise ABITA

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