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Fonds Tenafep : guerre ouverte entre Alingete et Tony Mwaba

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La toile congolaise était abondamment sollicitée le dernier week-end avec des informations qui font sensation et alimentent les débats aussi bien en aparté qu’en public. Il s’agit de cet échange chaud et inhabituel aux allures d’attaques, ou encore mieux des coups en bas de la ceinture, que se donnent le ministre en charge de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Tony Muaba Kazadi, et l’Inspecteur Général des Finances (IGF) Jules Alingete Key.

Des informations proviennent soit directement des concernés eux-mêmes, soit par le canal de leurs entourages respectifs.

Tout est parti des informations distillées sur les réseaux sociaux, faisant état de tentative de détournement par le ministre de l’EPST de 16 millions USD alloués à l’organisation de TENAFEP (Test National de fin d’Etudes Primaires). Une lettre portant la signature de l’Inspecteur Général Jules Alingete adressée au Comptable public principal Code 405, gestionnaire des fonds alloués à l’EPST, lui rappelant les principes de gestion des fonds publics, a été également postée.

Dans cette correspondance, Jules Alingete rappelle que l’organisation du TENAFEP de l’année scolaire 2020-2021 a été totalement prise en charge par le trésor public. Avant d’inviter le comptable gestionnaire des fonds y afférents de se soumettre au strict respect des règles de transparence et de traçabilité de l’argent décaissé par le gouvernement. Les fonds devraient être logés dans des banques commerciales, après leur sortie de la Banque Centrale, où tous les prestataires devraient percevoir leurs dus.

En fait, l’Inspecteur Général tient à travers sa correspondance à ce que la traçabilité et la transparence dans les dépenses à effectuer soient scrupuleusement observées.

Toutes ces informations, qui n’ont pas échappé à certains laboratoires politiques, n’ont pas été bien digérées par le ministre de l’EPST qui, non seulement rejette catégoriquement toutes les accusations ou tentatives de détournement lui imputées, mais dénonce par le même fait une campagne destinée à ternir son image dans l’opinion.

A propos de la bancarisation exigée par l’IGF dans sa correspondance adressée au comptable public principal pour le paiement des prestataires, Tony Mwaba relève quelques difficultés, à savoir l’absence des services bancaires dans les milieux ruraux, et le retard que l’opération risquerait de pendre pour désintéresser tout le monde.

En plus, le ministre de l’EPST fait remarquer qu’il est préjudiciable pour les bénéficiaires de leur imposer le paiement par voie bancaire pour de petites sommes comme 40.000 Fc. Il signale aussi qu’on devrait commencer par payer les frais d’ouverture des comptes puis des retenues sur des petites sommes au préjudice des bénéficiaires.

Qu’en est-il au juste ?

En fait, à analyser la situation froidement, on se rend compte que personne n’a tort. Mais, c’est un malentendu qui est à la base des tensions entre les deux personnalités, surtout les canaux choisis pour leurs échanges.

En plus, les deux semblent ignorer que chacun d’eux compte de nombreux ennemis pour le travail de nettoyage des écuries qu’ils sont en train de faire. Ils donnent l’impression d’oublier la délicate mission qu’ils ont de mener un combat acharné contre les antivaleurs (corruption, détournement, concession, trafic d’influence, etc.) érigées pendant des années en système de gouvernance. Cela ne pouvait que leur attirer des ennuis avec ceux qui cherchent la moindre faille pour leur rentrer dedans.

S’ils n’avaient pas choisi les réseaux sociaux comme canaux pour réagir, chacun contre l’autre, on n’aurait pas connu toute cette polémique qui défraie la chronique ces jours.

En plus, ils doivent savoir qu’ils sont de véritables «lieutenants» du Chef de l’Etat dans le combat pour changer des mentalités et imposer la bonne gouvernance publique. Pour cela, ils ont l’obligation de faire la paix des braves, surtout éviter d’ouvrir la voie aux récupérateurs des situations. Leurs querelles sur la place publique ne servent nullement la très haute hiérarchie, qui leur a fait confiance en les nommant aux postes qu’ils occupent.

Dom/Le Phare


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Kinshasa : La Bracongo fait un don des matériels médicaux au CNPP

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Ce vendredi 12 août 2022 , la société commerciale Bracongo, sous l’impulsion de Cyril Seconds, son directeur général, a gracieusement offert des matériels médicaux destinés à prendre en charge les malades dans le service des soins intensifs du Centre neuro-psycho pathologique (CNPP) .

Ses représentants, Afi Kolokey, Responsable RSE-communication interne et institutionnelle, Joseph Sekabo, chargé RSE- communication interne et institutionnelle et Jacques Mbambi, responsable service médical, ont fait savoir que cette action sociale est une petite pierre apportée par leur entreprise afin de contribuer à l’épanouissement de cette institution médicale nationale et ainsi renforcer ses capacités.

Dans le lot des matériels apportés, il y a : des moniteurs multi-paramétriques, défibrillateur pour la réanimation, des électrodes et leurs câbles, la sonde saturometre, de pression artérielle, une centrifugeuse, etc.

Ému par cette démarche, le Professeur docteur Ngoma Malanda Valentin, médecin directeur du CNPP et vice doyen de la faculté de médecine, a témoigné que ces appareils constituent un véritable soulagement pour eux. ” C’est un don d’une valeur inexprimable ! “, dit-il.

A l’en croire, le cerveau est la commande de tout l’organisme. Cependant, son institution avait encore une machine radiologique des années 60 qui a cédé, car tombé en panne. Bien encore, un autre appareil en céphalographie qui est bien là, mais malheureusement, présente des problèmes de défaillance.

Ces appareils ont étés remis entre les mains du professeur docteur Ngoma Malanda Valentin, médecin directeur du CNPP, qui les a, ensuite, remis au docteur Okitundu Luwa, chef du département de neurologie. Ce dernier les confiera, enfin, au professeur docteur Bumoko Makila Mabe Guy, secrétaire du département de neurologie.

D’ores et déjà, Bracongo a promis de faire encore plus dans le futur pour cette structure.

Rappelons que l’hôpital psychiatrique dénommé « Centre Neuro Psycho Pathologique », est une des entités sous dépendance de l’Université de Kinshasa.  Elle est spécialisée dans le domaine de la recherche médicale et sanitaire.

Ce centre tire ses origines de l’institut Neuro Psychiatrique érigé en 1926 sur le mont Stanley, actuellement Mont-Ngaliema qui entre en activité en 1928 avec comme statut d’asile pour divers malades notamment les aliénés mentaux, les tuberculeux et les lépreux.

En 1970, dans le souci d’agrandir le service de neurologie, les autorités des cliniques universitaires de Mont-Amba ont décidé d’associer le Président de la République à ce projet.

C’est ainsi que ce dernier accordera un fond qui permit la construction d’un centre neurologique au Mont-Amba.

C’était le 2 janvier 1973 que fut inauguré l’actuel centre Neuro Psychopathologique du Mont-Amba. Celui-ci demeura sous tutelle de la  présidence de la république jusqu’en 1977.

Le centre a la capacité d’accueil de 450 patients. Mais  vu la crise qui sévit la population congolaise, ce centre tourne à peine à 10% de sa capacité réelle.

 Il est limité à l’est par les quartiers Livulu et Mbanza-Lemba à l’ouest par le Mont-Ngafula, au sud  par le centre hospitalier du Mont-Amba, et au nord par le rond-point Ngaba.

Astrid Ntumba( Stagiaire IFASIC) & Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET


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