Actualité
Kasumbalesa/Conseil urbain de la jeunesse : TRÉSOR MUNGALA, coordonnateur du GGT, soutient la dépolitisation du scrutin
La ville de Kasumbalesa vibre au rythme des préparatifs des élections des membres du conseil urbain de la jeunesse.
Toutes les batteries sont mises en marche pour la tenue de ce scrutin tant attendu par les nombreux jeunes de la ville de Kasumbalesa, toutes les structures confondues.
Déjà Jean Luc Kayamba choisi comme interface a révélé les conditions requises pour être éligible. Il s’agit, entre autres, d’appartenir à une structure qui encadre les jeunes, du reste apolitique; être âgé de 18 ans à 35 ans; avoir une certaine moralité; faire enregistrer sa structure au service urbain de la jeunesse, etc.
D’ores et déjà, des réactions continuent à se faire entendre dans les milieux de plusieurs jeunes de Kasumbalesa. C’est le cas d’un jeune responsable de l’ONG » Groupe Georges Trésor » (GGT) qui se distingue dans l’encadrement des jeunes par les activités agro pastorales et d’assainissement de la ville.
Dans un entretien avec congoprofond.net, ce dernier insiste sur le caractère apolitique de la structure et du processus électoral. Pour lui, la ville de Kasumbalesa a besoin d’un jeune capable de relever les grands défis.
Ainsi, pour Trésor Mungala, les élections doivent être transparentes, crédibles, sans couleur politique.
» Nous ne voulons pas la manipulation de la jeunesse, nous avons besoin d’un scrutin crédible pour un bel encadrement de la jeunesse. Nous sommes du reste disposé à servir notre jeunesse avec les moyens de bord en jouant l’intermédiaire entre les autorités et les structures des jeunes dans l’ensemble », a-t-il souligné.
Pour rappel, l’hôtel de Ville de Kasumbalesa, par l’entremise du service urbain de la jeunesse, avec la bénédiction du maire de la ville, a procéde à l’enregistrement des structures qui doivent prendre part aux élections des membres du Conseil urbain de la jeunesse prévues dans les jours à venir.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
