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Fin de conflits de succession à la chefferie Pelende-Nord : Louis Makambu, le 1er Kiamvu universitaire

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La chefferie Pelende-Nord a quitté la liste des entités coutumières à problème de succession, qui a donné du fil à retordre au gouvernement. Ce, depuis la désignation de Louis Gethro Makambu Mitsunga Fwasangu comme successeur de Tsumbi Mwata Mbanza II.

Le nouveau Grand Chef Kiamvu Pelende-Kobo a été ovationné lors de sa désignation, et le ministre des Affaires coutumières, sous l’arbitrage duquel cette chefferie a denoué avec son conflit, a été felicité pour sa sagesse dans la résolution des conflits coutumiers à travers le pays.

*Qui est ce nouveau Kiamvu de Kobo?*
Portrait.

Louis Gethro Makambu Mitsunga Fwasangu est le premier Kiamvu pelende universitaire. Tous les prédécesseurs, quoique reputés pour leur sagesse ancestrale, n’ont pas été sur le banc d’école, à l’exception de ses prédecesseurs directs Tsumbi Mwata Mbanza II et Mbuya Makabika Mbisi Vunda Zacharie, qui ont été moniteurs (enseignants d’école primaire).

Le nouveau Kiamvu de Kobo, Louis Makambu, est né le 18 septembre 1960 à Kenge 2. Il est l’arrière-petit-fils du chef Kimbamba Mwaku, alias Kimbamba Bimwela et le fils de l’acteul chef de la branche Kimbamba, Bernard Ndokidi-Nkama.

Le Kiamvu de Pelende-Nord est marié. Il est père de neuf princes. Fils bien encadré, il a fait les études primaires à l’ecole primaire Mateka-Mbuta de Kenge, une école du diocèse de Kenge. Il a été inscrit, pour le cycle secondaire, à l’Institut Nto-Kiese, alors Ecole Normale, une école prestigieuse du diocèse de Kenge, à Kenge-ville. Mais il va finir le cycle à l’institut Tutondele de Popokabaka, où il decroche son diplôme d’Etat en section Sciences, option Mathphysique, en 1982.

Sans tarder, il entame les études universitaires à l’Université de Kinshasa. Il préfère la Polytechnique qu’il interrompt malheureusement au profit des études agronomiques.

Ainsi il s’envole pour Bengamanisa, en province Orientale. Il obtient le grade d’Ingénieur A1 en Agronomie, option Eau et Forêts.

En 1993, alors qu’il achève ses études, il est ambauché par l’Ong Gratec-Prat, une structure promue par le professeur Théophile Mbemba, un scientifique kwangolais de renommée internationale, et assume les tâches d’Animateur de Développement. Il est donc l’un des pionniers aux cotés de Théophile Mbemba, de la vulgarisation du « kikalakasa », un produit de fortification alimentaire.

En 1999, il quitte Gratec et embrasse le Bureau Diocesain de Developpement du diocese de Kenge, à Ito (Bandundu). De là, il participe au test d’ambauche de Pnud-Unops et décroche le poste de Chef d’antenne. En 2004 il est affecté au territoire de Popokabaka.
En 2008, il decide de revenir à ses premiers amours, l’Ong Gratec.

En 2005, il est nommé chargé d’études au cabinet du ministre de l’Enseignement Supérieur et Unversiraite. Il est très apprecié par sa hiérarchie. Cela, jusqu’à la fin du mandat du gouvernement Matata en décembre 2016.

Comme agronome de formation, Louis Gethjro Makambu s’est specialisé dans l’autopromotion rurale, la production des semences de qualité, l’amenagement des sources d’eau potable en milieu rural, la production les techniques de vulgarisation et techniques culturales de ameliorées, l’agroforesterie et gestion des ressources naturelles, les technologies appropriées et la problématique de la femme, la production des matériels pédagogiques, l’observation des élections, les techniques d’évaluation des projets ainsi que la formation des animateurs de développement.

Le nouveau Kiamvu de Kobo est polyglote. Il parle couramment le kipelende (une variante du kiyaka), le francais, le kikongo, le lingala, le kisuku, le kiyaka, le swahili et possède une bonne base élémentaire de l’anglais.

Par ailleurs, Louis Makambu a mis à profit son expérience professionnelle et ses contacts pour se munir d’une connaissance encyclopédique des problemes de développement de la chefferie Pelende-Nord, de sa province et même de la République democratique du Congo qu’il a silloné à la faveur de ses contacts professionnels.

Louis Getgro Makambu a ce trait caracteristique: il est un personnage simple et receptif. On lui reconnait également plusieurs traits de caractère: le respect de l’autre, le sens elevé de l’autorité de l’autre… Ses proches reconnaissent en lui la serviabilité, le sens d’écoute et de concession mais surtout son côté fédérateur, qualités essentielles pour un chef dans le contexte de Pelende-Nord ou du Kwango.

Selon Frinck Butandu, ancien ministre provincial de l’éducation du Kwango, et un proche de la royauté, Louis Gethro Makambu, au regard de son profil, est le Messie que la chefferie de Pelende-Nord attendait. Nombreux ont en effet juré sur un « Kiamvu » intellectuel ou universitaire, capable de changer l’image de cette chefferie par des initiatives de développement.

Meran Mangungu, un écrivain originaire du Kwango vivant en France, le décrit comme « un homme très ouvert d’esprit ».

Après les palabres qui ont conduit à sa désignation parmi plusieurs prétendants au trone, le nouveau Kiamvu de Kobo attend son intronisation par les Pères Investisseurs, cérémonie qui consacrera, suivant les us et coutumes pelende, son entrée à la royauté.

Désigné le 12 septembre sous l’arbitrage du ministre des affaires coutumières, Eyrolles Michel Mvunzi Meya, Louis Gethro Makambu Mitsunga Fwasangu entre dans l’histoire comme le dix-neuvième roi de la chefferie Pelende-Nord.

Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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