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Fête de l’Indépendance : la Tunisie souhaite à la RDC de plus grands succès dans l’édification nationale
Aujourd’hui, le 30 juin, nous fêtons l’indépendance de la République Démocratique du Congo.
Il est particulièrement agréable à l’Ambassade de Tunisie à Kinshasa d’adresser ses chaleureuses félicitations et ses vœux les meilleurs à Leurs Excellences Messieurs Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, et Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Chef du Gouvernement, priant Dieu Tout-puissant de Leurs accorder santé et bien-être, et davantage de progrès et de prospérité au peuple congolais frère.
Malgré des périodes de turbulence, le Gouvernement et le Peuple congolais, au cours de ces 60 années d’indépendance, ont assuré activement la stabilité sociale du pays, ont promu énergiquement la croissance économique et sociale et ont joué un rôle constructif dans la paix et le développement de la sous-région. L’Ambassade souhaite sincèrement que ce beau pays, qui est la RDC, obtienne sans cesse de plus grands succès dans l’édification nationale.
S’appuyant sur la dynamique de la coopération, l’Ambassade se réjouis de l’opportunité offerte de continuer à travailler avec les Autorités congolaises dans leurs efforts de renforcement des institutions démocratiques de la RDC et de réforme dans tous les domaines. Notre africanité et nos valeurs partagées de démocratie, de liberté et d’égalité ont aidé à forger une amitié profonde entre nos deux Grandes Nations.
Depuis leurs indépendances, la Tunisie et la RDC ont toujours entretenu d’excellentes relations empreintes de fraternité, de solidarité et de respect mutuel. La confiance politique mutuelle entre les deux pays a été continuellement renforcée, les échanges humains et culturels se sont approfondis sans cesse et la coopération étroite dans les affaires internationales ont été maintenues. C’est pourquoi les tunisiens et les congolais se sentent toujours si bien les uns avec les autres.
La Tunisie a toujours manifesté un profond attachement à la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Depuis 1960, soit, quatre ans seulement après l’indépendance de la Tunisie, les Forces tunisiennes ont participé à une vingtaine d’opérations de maintien de la paix dans le monde sous l’égide de l’ONU. La toute première mission avait eu pour théâtre la RDC (ex Zaïre).
Un contingent de 2200 soldats de la toute jeune armée tunisienne, commandé par le Colonel Lasmar Bouzaiane, avait été dépêché dans la province du Katanga qui menaçait de faire sécession avant d’être chargée de l’instauration de la sécurité dans la province du Kassaï. La Tunisie a également participé, 36 ans plus tard, aux efforts de la Communauté internationale pour mettre fin à la guerre des années 1996-2003, par l’envoi d’un contingent militaire de 500 soldats et d’Observateurs militaires dans le cadre de la Mission des Nations Unies (MONUC).
Ce contingent tunisien a reçu, le 9 mai 2008, la médaille de l’ONU à l’occasion de la fin de sa mission, et ce en reconnaissance des éminents services qu’il a rendus pour le maintien de la paix dans ce beau pays. La Tunisie contribue actuellement aux efforts de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC) par une trentaine de Hauts Officiers dont une bonne partie composée de femmes très compétentes qui font honneur à notre pays.
Attachant une grande importance au développement des relations tuniso-congolaises, l’Ambassade est disposée à déployer davantage d’efforts conjugués avec toutes les Autorités congolaises pour porter les relations d’amitié et de coopération à un nouveau palier plus stratégique et plus fort. L’Ambassade voudrait à cet égard réaffirmer la ferme détermination de la Tunisie à œuvrer à la consolidation des liens de fraternité et de solidarité qui lient les deux peuples pour l’ancrage de relations bilatérales basées sur le respect mutuel.
Dans ce cadre, l’Ambassade voudrait exprimer tout l’intérêt des Autorités tunisiennes et des opérateurs économiques tunisiens pour les opportunités de coopération avec la RDC. Elle saisit également l’occasion pour apporter le soutien du Gouvernement tunisien à la Société « EPPM » (ENGINEERING PROCUREMENT & PROJECT MANAGEMENT), considérée comme une fierté pour la Tunisie, et lui permettre de finaliser ses deux projets relatifs à l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu et à l’étude de faisabilité d’une raffinerie moderne à Muanda.
Vive l’amitié tuniso-congolaise.
Bouzekri Rmili
Ambassadeur
À la Une
Révision constitutionnelle en RDC : Le sénateur Pascal Omana Bitika recadre Modeste Bahati Lukwebo et appelle à dépasser les polémiques
Dans un contexte de débats politiques autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, le sénateur et Questeur adjoint du Sénat, Pascal Omana Bitika, est sorti de son silence pour répondre fermement à la récente sortie médiatique de son collègue Modeste Bahati Lukwebo. Dans une déclaration adressée à ses pairs, il clarifie sa position, réaffirme sa loyauté envers le chef de l’État et défend l’idée d’une actualisation du texte constitutionnel.

Loyauté réaffirmée au Président de la République
D’entrée de jeu, le sénateur Pascal Omana Bitika tient à dissiper toute ambiguïté quant à son positionnement politique. Dans son message adressé à ses collègues sénateurs, il réaffirme son attachement au Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon lui, son engagement envers le chef de l’État demeure constant et sans équivoque, soulignant ainsi sa fidélité à la vision politique portée par le président.
Cette clarification intervient dans un climat politique marqué par des divergences d’opinions au sein de la classe politique sur plusieurs sujets institutionnels majeurs.
Plaidoyer pour une révision de la Constitution

Au cœur de son intervention, Pascal Omana Bitika défend la nécessité d’une révision de la Constitution actuellement en vigueur en République démocratique du Congo.
Pour le sénateur, ce texte fondamental a été élaboré dans un contexte politique particulier, influencé notamment par des acteurs issus de l’ancienne mouvance mobutiste ainsi que de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL).
Dans cette perspective, il estime que la Constitution mérite aujourd’hui une actualisation afin de mieux correspondre aux réalités institutionnelles actuelles et aux aspirations contemporaines du peuple congolais.
Cette position s’inscrit dans un débat récurrent au sein de la classe politique congolaise sur l’opportunité d’adapter certains mécanismes institutionnels aux évolutions du pays.
Un appel à la retenue dans le débat politique

Face aux tensions et aux déclarations publiques parfois virulentes, le Questeur adjoint du Sénat invite les acteurs politiques à privilégier la hauteur d’esprit.
Sans citer explicitement son collègue Modeste Bahati Lukwebo, sa déclaration apparaît comme une réponse directe à certaines prises de position jugées polémiques.
Pour Pascal Omana Bitika, la politique reste un espace de débats et d’évolution, qui doit s’adapter aux mutations sociales et institutionnelles du pays.
Il exhorte ainsi les responsables politiques à éviter les querelles inutiles et à privilégier un débat constructif autour des enjeux majeurs de la nation.
Un débat institutionnel relancé

Par cette réaction ferme, Pascal Omana Bitika relance le débat sur la réforme constitutionnelle et appelle à un dialogue politique plus serein.
À travers cette mise au point, le sénateur semble vouloir recentrer les discussions sur l’essentiel : l’évolution des institutions congolaises et la consolidation de la gouvernance, dans un esprit de responsabilité et de cohésion nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
