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Festival Amani 8 : Belle performance d’Alesh, Mohombi, Roga Roga, SLM, Robinio Mundibu, etc. à Goma 

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La huitième édition du Festival Amani s’est clôturée ce dimanche 06 février 2022 à Goma. C’est une première édition qui se déroule en dehors du site habituel, le collège Mwanga.

Célébrant l’inscription de la Rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO, les festivaliers se sont donné rendez-vous durant 3 jours au village Ihusi à Kituku au quartier Kyeshero, à l’ouest de Goma pour cette édition 2022.

En dehors des menaces de la pluie, les artistes invités ont assuré.

Avec un répertoire riche et ambiançant, Robinio Mundibu a été applaudi par le public, qui malgré la pluie a résisté jusqu’à la montée de l’artiste sur scène.

Roga Roga, venu du Congo d’en face, prêt à répondre à la demande du public s’est trouvé néanmoins dans l’impossibilité de continuer après une seule chanson à cause de la pluie.

Même si « pluie d’argent n’est pas mortelle », d’après Marie-Lyse Aston, elle avait néanmoins conduit à la fin de la scène de Roga Roga et son Extra Musica.

L’on notera aussi le passage remarquable de Mohombi. « Je suis content de l’accueil à Goma et le public était merveilleux », déclara-t-il à la presse après sa prestation.

SLM (Street League Music), un groupe engagé, a donné une autre image de la ville de Beni, a profité de cette occasion pour s’exprimer.

Avec son répertoire mélangeant la rumba, le rap, l’afrobeat, le hip-hop, Dancehall, les Libende Boys ont montré au monde qu’à Beni, il n’y a pas que la guerre.

« Nous sommes des ambassadeurs de notre Beni » , a confié l’un d’eux.

« Oui, on va danser mais aussi oui, on va se dire des choses en face aujourd’hui », écrit sur son compte facebook Alesh peu avant sa montée sur scène.

Déterminé et toujours ambiançant, le King Lesh est le dernier artiste qui a presté au Festival Amani.

Plusieurs autres artistes chanteurs, rappeurs, slameurs, danseurs ont été aussi au rendez-vous.

Outre les artiste, Bintu Keita, cheffe de la MONUSCO en RDC, Patrick Muyaya, ministre de Communication et des médias, Catherine Kathungu, ministre de la Culture et des arts ont rehaussé de leur présence cette cérémonie de haute importance.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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