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FCC : gouverneurs, personnalités, activistes, etc. ont signé la charte constitutive

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Le Front commun pour le Congo (FCC) a enregistré, ce vendredi 2 novembre 2018 au chapiteau du Pullman/Kinshasa, une nouvelle vague d’adhésion. Dans le lot de la cinquantaine d’associations et personnalités qui ont apposé leurs signatures sur la charte constitutive du FCC, il y a Jean de Dieu Oleko, ancien commissaire provincial de la Police nationale congolaise à Kinshasa (PNC/Kinshasa), des gouverneurs de provinces dont Willy Monga(Mongala), Gentini Ngobila (Mai-Ndombe), Gérard Mfiadi Dada de l’Association des Jeunes pour le Réveil et le Développement (AJRD), etc.

Coordonnateur du comité stratégique du FCC, Néhémie Mwilanya Wilonja, a salué ceux qui ont pris la bonne décision de rejoindre le FCC parce que « de toute évidence, ils ont choisi la bonne part : celle du Congo ». « Ces nouveaux adhérents ont opéré un très bon choix, le choix de la raison. Les adhérents rejoignent une grande famille, celle de ceux qui ont choisi de se battre pour la République démocratique du Congo. Ceux qui se sont battus pendant des longues années pour eux-mêmes, leurs formations politiques et pour leurs propres chapelles, interpelés par les défis qui se posent à ce pays, ils ont décidé de cheminer ensemble pour relever ce défi de rebâtir et de donner de l’espérance à notre peuple. Le FCC est une plateforme de ceux qui ont décidé de se battre pour engager des réformes pour la transformation du pays… », a-t-il appuyé.

Aux nouveaux adhérents, Me Néhémie Mwilanya a présenté le FCC comme étant la famille de ceux qui sont décidés de se battre pour ce pays pour lui offrir des garanties d’une stabilité et sécurité durable et de se battre également pour engager des réformes profondes pour la transformation de ce pays. « Un processus qui a été enclenché par le président Joseph Kabila qui en est l’autorité morale et qui ne saurait s’arrêter en si bon chemin. Nous sommes là devant un choix très clair : la poursuite des efforts entrepris, des sacrifices qui ont commencé par la transformation radicale de cette société et la rupture de l’éternel recommencement », a martelé le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, soulignant que c’est le temps de ceux qui ont décidé de travailler pour la dignité de notre peuple.

Notons qu’après cette nouvelle vague d’adhérents, le FCC prévoit d’organiser une série d’activités, notamment la présentation officielle de l’équipe dirigeante de la campagne électorale d’Emmanuel Ramazani Shadary, son candidat à la présidentielle du 23 décembre prochain. Il est également prévu la suite de l’installation du FCC en provinces ainsi que la présentation dans les tout prochains jours, du programme de gouvernance du candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité

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Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.

Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante

Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.

Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.

Les failles du système judiciaire actuel

Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.

La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.

Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.

Les conditions d’une justice crédible

Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.

Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.

Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.

Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.

Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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