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FCC-CACH: vers une rupture?

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On tend de plus en plus vers une rupture plutôt qu’à une lune de miel entre le Front Commun pour le Congo(FCC) et le Cap pour le changement ( CACH). C’est ce qui ressort des propos tenus récemment entre les deux regroupements pourtant membres d’une même coalition.

Ce mardi 09 avril dans un média international, Félix Tshisekedi, chef de l’Etat a réagi au communiqué du FCC du lundi 08 avril.

En effet, dans ce communiqué, le FCC fustige les propos « militantistes » tenus par le chef de l’État actuel. En outre, la plateforme dont Joseph Kabila est autorité morale s’arroge la co- paternité des acquis démocratiques actuels.

Pour Félix Tshisekedi, ses propos portent sur les mauvaises pratiques du passé et non des individus.
“Je veux m’attaquer à tout ce qui a avili le citoyen congolais et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays. Toutes ces antivaleurs de corruption, de violation des droits de l’homme, de brimades, toutes ces habitudes qui consistaient à traquer les opposants parce qu’ils avaient émis un son contraire par rapport aux autorités du pays. Si nous allons dans cette coalition avec le FCC, c’est autour de ces principes que je viens de vous étayer ici. Ce n’est pas autour de ce qu’ils faisaient avant”, a dit Félix Tshisekedi.

Dans la foulée, le 5ème président de l’histoire de la RDC, précise qu’ils vont se mettre ensemble, mais autour de la nouvelle vision de la nouvelle approche qui est la sienne mais qu’il n’est pas question de replonger dans les travers du passé. “C’est ça que je vais déboulonner”, martèle-t-il.

Ce n’est pas des problèmes individuels avec qui que ce soit, poursuit Félix Tshisekedi, j’ai proposé qu’on tire un trait sur le passé qui est fait de beaucoup de mauvaises choses, en nous disant que dès maintenant, nous recommençons une nouvelle ère, et nous espérons que dans cette ère, il n’y aura plus ces pratiques du passé.

En outre, le successeur de Joseph Kabila prévient qu’il ne sera pas un président de la République complaisant. “Si maintenant ce que j’ai dit a gêné des gens, ça veut dire que ces gens sont mal intentionnés. Ce qu’ils ne voulaient pas m’entendre dire des choses comme ça parce qu’ils pensaient que moi j’allais être un président complaisant, et qui allait continuer les mêmes méthodes du passé. Je dis Non”, conclut-il.

Le fils biologique de feu Étienne Tshisekedi Wa Mulumba fait savoir, cependant, que sa vision n’empêche en rien une coalition avec le Front Commun pour le Congo.
“Je n’accepterai pas ça, je ne vais plus retomber dans ces travers là. Donc, c’est ce que j’entendais par déboulonner le système et cela n’empêche pas du tout une coalition avec le FCC parce que ce FCC sait, pour avoir échangé avec nous, quel est l’entendement que nous faisons de cette coalition. Ce sera une coalition au service de notre peuple et de notre pays”, conclut Félix Tshisekedi.

TMB/ CONGOPROFOND. NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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