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Funérailles de Lutumba : « guerre » entre P. Mukendi et Kiamuangana, gare à la jurisprudence « Ndaye » !

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Selon le programme établi d’un commun accord entre le ministère de la Culture et la famille du défunt, le corps du guitariste compositeur Lutumba Simaro Ndomanueno arrive à Kinshasa, sauf imprévu, ce dimanche 14 avril.
Déjà au sein de l’organisation de ces obsèques, il y a beaucoup des remous.
Ce qui n’augure rien de bon.

La désignation de Paulin Mukendi comme chef de l’organisation des funérailles ne fait pas l’unanimité au sein de la corporation des disciples d’Orphée.
Une polémique enfle déjà dans ce sens.

Kiamuangana Mateta Verckys, président de l’Union des Musiciens Congolais ( UMUCO ) et DG de la SOCODA, ne veut pas voir la tête de Paulin Mukendi, chroniqueur musical et ex DG de la SOCODA, à la tête des funérailles.
 » Je demande au ministre de la Culture de designer une autre personne pour organiser ces obsèques. Il peut prendre JB Mpiana, Koffi Olomide, Werrason, etc. Mais pas Paulin Mukendi ! Est-ce que nous les musiciens, on s’empresse dans les obsèques des journalistes. Pourquoi eux veulent toujours se mêler de nos histoires? », a-t-il fustigé à l’émission ces années-là de Thierry Diawa diffusé sur Antenne A.

La liste de ceux qui doivent se rendre à Paris pour ramener le corps ne fait pas aussi l’unanimité. Plusieurs s’estiment écartés de cette liste alors qu’ils devaient y être.

Rappelons que le gouvernement congolais, par le biais de la primature, a assuré prendre en charge les obsèques de l’artiste Lutumba Simaro.

Des obsèques qui s’élèvent au bas mot a presque 1.000.000 de $, de quoi susciter les appétits et la gourmandise des uns et des autres. D’où l’empressement de faire partie du comité d’organisation pour bénéficier des subsides ainsi générés.

Une vraie déconfiture pour les valeurs africaines où la dépouille mortelle doit être honorée et enterrée avec dignité. On en fait pas un fonds de commerce.

Déjà que le gouvernement actuel est sortant, on risque de se retrouver dans le cas de figure des obsèques du meilleur buteur africain : Ndaye Mulamba. Sa famille n’a jusqu’à aujourd’hui bénéficier de l’enveloppe prévue par le gouvernement à cet effet.

Un dossier triangulaire mettant aux prises le Dircab du Chef de l’État, le ministre des Sports Papy Niango et la famille de l’illustre disparu.

Le montant libéré soit 30.000$ se trouve dans une situation de décaissement non encaissé. Quand on sait que le ministre en question n’est plus en fonction. Il y a de quoi s’inquiéter sur l’avenir de ces frais.

Astrid Madiya Ntumba, la ministre de la Culture sortante doit faire preuve de diligence pour gérer ces obsèques avec parcimonie et tact.
Question de ne pas retomber dans le cas Ndaye de triste mémoire. Lutumba tout comme Ndaye ne méritent pas ce genre de publicité.

TMB/ CONGOPROFOND. NET

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L’audace du savoir – bâtir l’école de la renaissance journalistique : Professeure Espérance Bayedila nommée à la tête de l’UNISIC

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Dans une décision saluée tant par le monde académique que par les professionnels des médias, la Professeure Espérance Bayedila accède au rectorat de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), l’ex-IFASIC anciennement ISTI. Cette nomination n’est pas simplement un changement de fonctionnaire.

C’est l’avènement d’une architecte intellectuelle à la tête d’une institution pivot pour l’avenir démocratique et culturel de la République Démocratique du Congo. Le parcours du Professeur Bayedila est intrinsèquement lié à celui de l’institution qu’elle dirige désormais. N’ayant cessé de gravir les échelons avec rigueur et passion, elle incarne l’excellence et la constance.

Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, son expertise est internationalement reconnue, forgée par des recherches pointues et un engagement pédagogique sans faille. Passer du statut d’étudiante à celui de rectrice est le symbole puissant d’une méritocratie accomplie, inspirante pour toute une génération d’apprenants, particulièrement les jeunes femmes congolaises.

À l’heure où les défis informationnels sont colossaux ( lutte contre la désinformation, révolution numérique, nécessité d’un journalisme éthique et rigoureux ), la mission de l’UNISIC est plus cruciale que jamais. La Professeure Bayedila incarne la réponse à ces défis. Son projet n’est pas de gestion, mais de transformation. Elle porte une vision claire : faire de l’UNISIC le laboratoire national et régional des métiers de la communication de demain.

Sous son impulsion, l’université est appelée à devenir bien plus qu’un centre de délivrance de diplômes. Elle se positionne comme un “think tank” actif, un espace où se conçoivent les modèles de communication du futur, adaptés aux réalités africaines. On y formera des journalistes intègres, des communicateurs stratégiques innovants, des experts en gouvernance des données et en intelligence numérique.

Ceux qui sont capables de porter la voix du Congo sur la scène mondiale avec professionnalisme et créativité. La nomination d’une femme à ce poste stratégique est un signal fort. Le Professeur Bayedila représente ce leadership féminin, à la fois ferme, inclusif et visionnaire, dont l’Afrique a tant besoin. Son approche est celle du dialogue, de la collégialité et de l’ouverture. Elle entend fédérer les énergies, valoriser le corps professoral.

Elle entend renforcer les partenariats avec les médias nationaux et les géants du numérique, et tisser des liens solides avec le réseau académique international. Avec la Professeure Espérance Bayedila aux commandes, l’UNISIC ne se contente pas de tourner une page ; elle en écrit une nouvelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Son rectorat promet d’insuffler une dynamique inédite : la modernisation des curricula, le renforcement de la recherche-action au service de la société.

Et la promotion d’une éthique irréprochable dans l’usage de l’information. En cette ère de l’économie de la connaissance, une nation se bâtit aussi par la maîtrise de sa narration et de ses canaux de communication. En confiant les clés de son école de la communication à une intellectuelle de cette envergure, la RDC fait le pari stratégique de l’intelligence, de l’innovation et de l’intégrité.

Bienvenue, Madame la Rectrice Espérance Bayedila. Votre parcours est une fierté, votre vision est une promesse. Sous votre guidance, l’UNISIC est appelée à rayonner comme le phare indispensable qui éclairera la construction d’un espace médiatique congolais libre, responsable et puissant, au cœur d’une Afrique en mouvement. Bon mandat à vous !

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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