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FC Renaissance : Max Mayaka l’ange incompris ou le démon à chasser ?
Les sorties maxi-médiatisées, la rencontre avec le ministre des Sports, celle avec le président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa), et afin avec le président actuel du Football Club Renaissance, toutes les démarches de Jean-Max Mayaka suscitent des réactions tous azimuts dans l’arène sportif.
Chaque partie y va de sa lecture. En gros, le comité actuel des oranges a réagi et accuse l’auteur de ces démarches de vouloir instaurer la crise au sein des « Jamais sans vous ».

Mayaka, Mukuna et Musanganya
L »idée de Mayaka, et la réponse de Mukuna…
« Je lui ai dit en face que je n’ai pas de prétention d’être président, je n’ai aucune intention de prendre sa place, par contre, je veux aider, afin que la vision d’antan puisse se réaliser », a dit Mayaka, après avoir rencontré, Pascal Mukuna, président du FC Renaissance actuellement incarcéré à la prison centrale de Makala.
En analysant ces propos de Mayaka, on peut conclure que l’homme ne veut pas bousculer l’évêque Pascal Muleka, mais la réponse de l’évêque Mukuna, laisse également attendre que, Mayaka aura malgré tout d’autres intentions aussitôt intégrer l’équipe :
« Je lui ai dit pardon, pardon laisse les problèmes de Renaissance. Je lui ai dit que tu as créé ton équipe FC Orange, tu n’es pas de Renaissance. Si tu avais de bonnes idees, on allait les voir à ton équipe », a martélé Pascal Mukuna

Max Mayaka chez Constant Omari Selemani
Mukuna n’exclut pas la réconciliation aux Renais
Pendant qu’il recevait Mayaka et ses deux amis en prison, Pascal Mukuna n’avait pas sa langue dans la poche. Il a tenu à dire à Mayaka qu’il n’avait pas sa place au FC Renaissance, seuls les vrais Renais qui sont partis ont droit de réintégrer. Ce dernier estime que Mayaka n’a jamais été membre de Renaissance, ils étaient plutôt ensemble au Daring Club Motema Pembe.
« J’ai dit aux deux amis qui étaient avec Mayaka que la réconciliation entre eux et Renaissance ne demande pas la présence de Mayaka, et c’était en présence de Mayaka quand je disais ça. Mayaka n’est pas membre de Renaissance, il a été avec nous au DCMP. Mais au sein du FC Renaissance, il est venu pour nous aider à trouver les managers, malheureusement ça n’a pas tenu de tout, c’est ce qu’il nous a dit. Dans nos statuts, le nom de Mayaka ne figure pas. Et il ne faut pas l’intégrer dans la réconciliation des « Jamais sans vous », a insisté Pascal Mukuna

Pascal Mukuna au CPRK
« Quand on me dit de contacter le comité, je me pose la question de savoir si Renaissance a vraiment un comité, parce que ce que je suis sidéré par ce que je vois. En tant que géniteur du FC Renaissance du Congo, quand je vois comment les choses se passent, c’est devenu une structure uni-personnelle. Quand ont dit que j’étais là pour apporter des partenaires, ce n’est pas une opportunité pour les autres ? », s’interroge Mayaka. Et de continuer :
« Musanganya, Roger Nsingi, tous des mauvaises personnes. Donc c’est lui, (Mukuna ndlr), le grand opportuniste. Si je suis allé le rencontrer en prison, ce n’est pas parce qu’on me l’avait demandé, si je me reprochais de quelque chose, je n’allait pas y aller. C’est pour compatir avec un membre de l’équipe, et ensuite j’ai dit sans hypocrisie ce que j’avais dans le cœur », a répliqué Max Mayaka.

Jean-Max Mayaka chez Amos Mbayo
Pascal Mukuna, chef spirituel de l’Eglise ACK, refuse mordicus le retour de Max Mayaka au sein de l’équipe, estimant que son équipe n’est pas en crise, et Mayaka veut réveiller l’eau qui dort.
« J’ai encore dit à Mayaka, tout ce que tu fais dans les médias, laisse ça, puisque Renaissance, en ce moment, est en train de recruter, il ya pas de crise. Et il ne faut pas créer ce qui n’existe pas. Nous avons fini 6e au niveau du championnat national. Et ne trouble pas l’eau qui dort », a-t-il argué.

Pascal Mukuna
« Si Mayaka a des idées qu’il rencontre le comité du FC Renaissance. Personne ne l’a chargé. Nous avons des contentieux avec Mayaka au niveau du tribunal, il dit qu’on doit lui payer 4 millions. Et comment un soit-disant artisan de la paix peut encore nous accuser. Je lui ai dit ‘pardon, pardon laisse les problèmes de Renaissance’. Je lui ai dit que tu as créé ton équipe FC Orange, tu n’es pas de Renaissance. Si tu avais de bonnes idees, on allait les voir à ton équipe », a insisté Pascal Mukuna.
Les élections en 2021

Le comité sportif du football Club Renaissance
Notons que le mandat du comité que dirige Pascal Mukuna court jusqu’à 2021. D’aucuns ont suggéré à Max Mayaka d’attendre les élections s’il veut à tout prix regagner ou postuler ; mais certaines langues relèvent également que Mayaka veut profiter de son poids politique actuel et de la faiblesse actuelle de Pascal Mukuna, puisque en prison, pour se faire un poste de renommée au sein de la famille Orange. Et en face, Pascal Mukuna ne lâche pas.

Pascal Mukuna & Max Mayaka
Le temps nous en dira plus, si, Jean-Max Mayaka est l’ange incompris où le démon qu’il faut à tout prix chasser !
Wait and see.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
