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 » Fatshi »,  » Cindy le Coeur », « Fally »,  » Album Eyoma » etc. : Sam Tshintu éventre le boa ( Interview)

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Après 3 ans d’absence au pays, le chanteur congolais Sam Tshintu  » Che Guevara » est de retour à Kinshasa pour préparer la sortie de son album « Eyoma », ainsi qu’une série de concerts.

Retrouvé à « Paris 15 », son lieu des répétition à Gombe, Sam Tshintu s’ouvre à CONGOPROFOND. NET.

CONGOPROFOND. NET: A quand la sortie de l’album ?

Sam Tshintu : Très consterné par cette question, je demande déjà pardon a mes fans. Suite au problème de distribution des CD, la sortie de l’album « Eyoma » qui était prévue pour ce 11 septembre 2019 est donc reportée à une date ultérieure.

L’album est fin prêt, préparez juste votre oreille musicale pour écouter les belles mélodies.

N’empêche que chaque mardi et jeudi il ya répétition de 14h à 22h à « Paris 15 » chez Kaki Akiewa.

Quelle lecture faites-vous de la musique congolaise d’aujourd’hui ?

Tout d’abord, j’explique toujours mes chansons. Malgré ce vent nouveau de chanter des bêtises qui m’a toujours ahuri, je garde le cap.

J’ai reçu une très bonne éducation, j’ai étudié dans de très bonnes écoles malgré le revenu de mon père qui était militaire. Je suis rentré au pays et j’ai trouvé le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône le changement des mentalités. Voilà ce qui corrobore avec ma ligne d’esprit.

Un autre aspect des choses, j’ai remarqué le djalelo et le clientélisme. A titre exemplatif, il y a eu des chansons et banderoles à l’investiture des ministres. Chose incroyable qui ne se fait pas en europe d’où je viens !

La valeur attire le respect. Beaucoup de Congolais ne le savent pas. Ma musique n’est pas pour insulter, mais pour éduquer.

Quelles relations avez-vous avec d’autres musiciens ?

J’ai de très bonnes relations avec tout le monde, mais très méfiant. Je préfère mieux rester avec mes proches pour éviter beaucoup d’ incompréhensions. Mes rélations sont très bonnes avec Anthony Sampaïo, Éric Tutsi et beaucoup de personnes qui viennent à mes répétitions de temps en temps.

Comment faites-vous pour garder votre voix ?

Pas de bière, pas de chanvre. Je dors beaucoup et travaille durement.

J’ai abandonné de prendre du chanvre il y a très longtemps pour la simple raison que je ne comprenais pas ce désir malsain d’en prendre.

Quartier latin avait fêté ses 32 ans, quelles sont vos impressions ?

Je préfère mieux la soirée du 23ème anniversaire qui est restée gravée dans ma mémoire parce qu’il y avait beaucoup de grandes figures.

Connaissez-vous Fally et Cindy?

Meme si mes choix sont toujours orientés vers Papa Wemba et d’autres vieux chanteurs, actuellement nous devrons reconnaître Fally IPUPA comme l’un de meilleurs musiciens du pays. Par contre, je ne connais pas Cindy.

Mot de la fin?

Je demande à mes fans d’être patients, l’album Eyoma sera disponible d’ici là.
Il a 14 titres avec quelques featuring.

Je remercie CONGOPROFOND.NET de se déplacer jusqu’à mon lieu de travail pour confirmer le travail acharné de mon orchestre.

Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET

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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

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Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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