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FARDC : un colonel renvoyé de l’armée pour meurtre de sa femme
La cour militaire du Sud-Kivu, siégeant en matière de flagrance et en chambre foraine au camp militaire Saio de Bukavu, a condamné à perpétuité le colonel Bihendo Ibrahim sans admission de circonstances atténuantes pour chef de meurtre de sa femme, Nadine Misanzila.
Dans son arrêt au Camp Saïo, le colonel Bihendo Ibrahim a été destitué et renvoyé de l’armée pour ce meurtre.
Commandant du 3309ème régiment basé à Shabunda en province du Sud-Kivu, cet officier supérieur âgé de 41ans et père de 17 enfants, enrôlé dans l’armée en 1998 a tiré à bout portant sur son épouse dans la nuit du 29 au 30 mai dans leur chambre à coucher.
Revenu tard et ivre aux environs de 1h30 dans sa maison, le condamné après une courte dispute avec sa femme Nadine Masanzi Kambote âgée de 35 ans et mère de 3 enfants, s’est débarrassé d’elle en la logeant une balle dans la tête à l’aide d’une arme pistolet.
« Nous sommes satisfaits de la condamnation, mais pas de 30.000 dollars comme dommages et intérêts après les préjudices causées à sa famille », a estimé l’avocat de la partie civile, Marie Fidèle Djogo.
» C’est une déception de notre part et nous allons interjetter appel à la haute cour militaire », rétorque Me Vianney Mugisho de la partie défenderesse.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka
Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée
Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.
« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.
Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.
500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.
« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.
Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.
« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.
L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.
Tchèques Bukasa
