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Exclusivité enseignante aux catholiques : Willy Bakonga prêt à rencontrer Fridolin Ambongo !
Lundi 12 octobre, la rentrée scolaire 2020-2021 est effective. Une rentrée à laquelle beaucoup n’y croyait pas, mais nous y sommes.
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’EPST, Willy Bakonga, s’en est lui même rendu compte lors de cette visite à l’lTI GOMBE et au collège st Raphael de limete. À cette occasion, il a pris soin de rassurer les élèves et conscientiser les responsables scolaires sur les dispositions prises contre la Covid 19 en milieu scolaire.
Occasion aussi pour le patron de l’EPST, d’apaiser les finalistes des options techniques dont les résultats de l’exetat ne sont pas encore disponibles. Une situation justifiée par la correction manuelle mais aussi le nombre élevé des finalistes.

« Nous rassurons les finalistes des options techniques que la publication des résultats interviendra incessamment. La correction des items se poursuit dans le plus grand sérieux », a-t-il fait savoir au cours de cette descente sur terrain.
Quant à la question des Nouvelles Unités de l’école primaire, a-t-il rappelé, 58 milles seront payées dès la fin de ce mois d’octobre conformément aux instructions du Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

« Nous vous annonçons que la question des enseignants Nouvelles Unités est au cœur de toutes les attentions au Gouvernement. 58.000, essentiellement du primaire, seront payés dès la fin de ce mois et le reste, le seront progressivement », a laissé entendre Willy Bakonga devant les chevaliers de la plume et du micro.
L’occasion faisant le larron, le patron de l’EPST, est revenu sur la décision du cardinal Fridolin Ambongo sur l’exclusivité enseignante aux catholiques, Willy bakonga dénonce une discrimination inacceptable au sein du sous secteur et promet d’échanger avec le responsable de l’’Eglise catholique.
« Nous ne consacrons pas la politique de la discrimination en RDC. Je veux entrer en contact avec le Cardinal pour en savoir un peu plus. Je ne pense pas que le Cardinal qui est un homme de Dieu, qui rassemble tout le monde, peut aller jusqu’à discriminer le secteur d’enseignement », a-t-il fait savoir. Tout en rappelant que la RDC est un état laïc et ne choisit pas des confessions religieuses.

Le Gouvernement sous pression
Nombre d’observateurs notent que malgré cette reprise des cours, le gouvernement de la République démocratique du Congo est sous pression des enseignants qui estiment que plusieurs de leurs revendications ne sont pas toujours prises en compte en cette deuxième année où la gratuité de l’enseignement sera une fois de plus d’application.
« Avec la gratuité de l’enseignement de base, il y a augmentation de nombres d’élèves dans nos écoles. Pour cette année, nous constatons que le même problème risquerait de se reproduire encore surtout que le gouvernement n’a pas augmenté ni construit des nouvelles écoles pour soutenir cette même gratuité », a déploré un préfet d’une école protestante qui s’est confié à CONGO PROFOND.NET.
Dans le même registre, a-t-il interpellé, le gouvernement de la République doit cette fois-ci augmenter une fois de plus l’enveloppe de la gratuité de l’enseignement pour soutenir les enseignants qui doivent faire face à la dépréciation de la monnaie locale.
Au vu des analystes, le regard sera tourné vers la 53e réunion du Conseil des ministres sensée sauf changement de dernière adopter le Budget 2021 qui doit être déposé à l’assemblée nationale pour savoir si l’enveloppe de la gratuité de l’enseignement sera augmentée ou non au risque de subir des grèves à répétition.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
