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Agression Rwandaise :. « Les pertes humaines sont tragiques », Bintou Keita à la session spéciale du Conseil des droits de l’homme

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Ce vendredi, une session extraordinaire du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies s’est ouverte à Genève, à la demande du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC). Bintou Keita, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et Cheffe de la MONUSCO, a exprimé une profonde préoccupation face à la dégradation alarmante de la situation humanitaire à Goma, en raison des violents affrontements qui ont éclaté depuis le 27 janvier entre les Forces Armées de la RDC (FARDC) et les éléments de la Coalition AFC/M23.

« Les pertes humaines sont tragiques », a déclaré Bintou Keita. Elle a mis en garde contre les conséquences désastreuses à moyen et long terme, notamment le risque de résurgence du choléra, l’interruption de l’éducation pour les enfants et les violences sexuelles exacerbées par le conflit. « La situation est critique. L’expansion du M23 au Nord-Kivu et les déplacements massifs de populations témoignent d’une détérioration dramatique des conditions humanitaires. Nous devons agir maintenant », a-t-elle insisté.

La cheffe de la mission onusienne en RDC a également rappelé aux participants que l’opération militaire ayant conduit à l’occupation de Goma par la Coalition AFC/M23 était marquée par une violence extrême. « Nous sommes confrontés à une avancée sans précédent du M23 et des forces armées rwandaises depuis le début de cette année. La prise de Goma le 27 janvier a été précédée de combats sanglants, causant la mort d’au moins 2 900 personnes et laissant plus de 3 000 blessés », a-t-elle fait savoir.

La rédaction

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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