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Etat de siège en Ituri et au Nord-Kivu : agitation suspecte chez les parrains des groupes armés

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Une forte et suspecte agitation est constatée dans les rangs des parrains et complices des groupes armés au lendemain de l’annonce, par le Chef de l’Etat, de l’état de siège pour les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Alors que des compatriotes soucieux du retour d’une paix durable au Nord et à l’Est du pays saluent l’option radicale levée par le Président de la République, il se trouve, au sein de la communauté nationale, des individus douteux qui avancent mille et un prétextes pour estimer que pareille mesure va restreindre terriblement les libertés individuelles et même donner lieu à une dictature qui ne dirait pas son nom.

La première observation à faire est que l’état de siège relève des dispositions constitutionnelles, notamment les articles 85, 144 et 145, que nos lecteurs ont le loisir de lire dans le document ci-contre.
La seconde est que si le constituant a décidé de consigner pareilles dispositions dans notre loi fondamentale, c’est au regard de l’histoire passée et présente du pays. D’aucuns n’ignorent que la République Démocratique du Congo a tout connu depuis son indépendance : rébellions, sécessions, guerres tribales et invasions étrangères à répétition.

A plusieurs moments pénibles de cette histoire, le pays a connu des partitions de fait avec des micro-Etats tenus par des seigneurs de guerre ou des envahisseurs étrangers ; l’autorité de l’Etat s’est trouvée complètement liquéfiée ; l’armée et la police nationales remplacées par des milices, pendant des mois voire des années, dans plusieurs parties du territoire national, etc.

Par conséquent, si le rétablissement d’une paix durable, de l’autorité de l’Etat et de l’unité nationale doit absolument passer par l’état de siège, le Chef de l’Etat, garant de la Nation, n’a pas à tergiverser. Pourquoi s’agiter autour des restrictions de certains droits de citoyens alors que c’est autorisé par le législateur ?

En réalité, les parrains et complices des forces négatives, locales comme étrangères, s’agitent non pas pour réclamer des libertés individuelles mais plutôt pour pérenniser l’Etat de non droit, qui leur a permis, pendant plus de deux décennies, de s’enrichir sans cause, au détriment du grand nombre, grâce au trafic illicite des ressources naturelles, aux taxes illégales, etc. Ces ennemis de la paix sont allés même plus loin, à savoir trahir la patrie, en finançant les groupes armés et, par ricochet, les massacres des populations civiles et les pillages des richesses nationales.

Entre des libertés individuelles qui favorisent l’insécurité et l’absence de l’autorité de l’Etat, et leurs restrictions, porteuses de paix et de sécurité, le choix est clair. Ne peuvent s’agiter que des concitoyens ayant des agendas cachés.

Kimp/LE PHARE

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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