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Kalev: le procès s’ouvre ce lundi…sans l’ancien patron de l’ANR !
C’est devant une cour militaire que s’ouvre, ce lundi 3 mai, le procès Jean-Claude Muyambo et consorts contre l’ancien administrateur général de l’ANR, Kalev Mutondo.
Toujours introuvable, l’ancien administrateur général de l’ANR, Kalev Mutondo, est poursuivi notamment pour torture, tentative d’assassinat, arrestation arbitraire et détention illégale avec tortures corporelles et d’extorsion. Ainsi, le procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe avait lancé, depuis le 11 mars dernier, un avis de recherche contre lui.
Kalev veut comparaître en homme libre
Dans une correspondance signée le 31 mars adressée au procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, le collectif des avocats de Kalev Mutond, a sollicité l’annulation du mandat d’amener et de l’avis de recherche lancés contre son client. Et cela, pour lui permettre de « comparaître en homme libre ».
Son conseil a, par ailleurs, dénoncé, dans ce même document, l’orchestration d’une « propagande ourdie à dessein de nuire » à son client. Une propagande qui « tend à prendre racine et, selon laquelle, notre client, l’ancien AG de l’ANR, Kalev Mutondo aurait défié la justice en se faisant légalement représenter et régulièrement par ses collectifs des avocats pour répondre, d’une part, à l’invitation lui lancée en date du 15 février 2021 pour se présenter devant le magistrat instructeur le 18 du même mois et, d’autre part, au mandat de comparaître, le 19 mars. », peut-on lire dans ce document.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
