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EPST: Tony Muaba reinstaure l’affichage de l’effigie du Chef l’Etat dans chaque salle de classe !
A travers une correspondance datée du 31 octobre 2022, adressée à tous les Directeurs provinciaux de l’EPST et dont la copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi, vient d’instruire la pratique du salut au drapeau et de l’affichage de l’effigie du Chef de l’Etat dans chaque bureau et salle de classe.
De prime abord, soulignons que cette instruction qui ne doit souffrir d’aucune faille, selon Tony Muaba Kazadi, concerne toutes les écoles publiques et privées.
» Toutes les autorités scolaires doivent en assurer une large diffusion auprès de tous les établissements d’enseignement aussi bien publics que privés agréés et veiller à sa stricte application « , a-t-il indiqué.
En réaction, beaucoup d’opérateurs pédagogiques contactés par notre rédaction, affirment de ne voir aucun inconvénient dans cette décision qui ne s’inscrit que dans le cadre d’éveil patriotique.
C’est le cas d’un Chef d’Etablissement de la commune de Limite qui, ayant requis l’anonymat, nous a déclaré ce qui suit : » L’affichage de l’effigie du Chef de l’Etat n’est pas un fait nouveau. D’ailleurs, dans tous nos bureaux, elle est présente « .
Néanmoins, poursuit-il : » La difficulté se trouve au niveau des salles de classes. Nous pensons que l’autorité mettra à notre disposition ces effigies « .
C’est donc, à en croire Tony Muaba Kazadi, dans le but de restaurer les valeurs civiques et morales que ces instructions de salut au drapeau et d’affichage de l’effigie du Chef de l’Etat ont été données.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
