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EPST : suspension de la grève des enseignants des écoles publiques, dès ce lundi 01 novembre
A travers une déclaration faite par Godefroid Matondo Nzuzi, porte-parole de l’Intersyndical des enseignants, depuis Kisantu, dans le Kongo central, la grève est suspendue sur toute l’étendue de la République, à partir du lundi 01 novembre prochain.
Un compromis serait trouvé, entre Gouvernement et banc syndical, sur les points suivants :
– l’obtention de la note circulaire définissant clairement le champ d’application de la gratuité de l’enseignement et ce, séance tenante, impliquant aussi le banc syndical ;
– la définition de la prise en charge, par l’Etat, des enseignants oeuvrant dans les écoles primaires publiques non payées ;
– le paiement de toutes les N.U identifiées à partir du mois de novembre, avec rappel du mois d’octobre 2021;
– la réactivation des écoles et bureaux gestionnaires victimes de la désactivation depuis le mois de juillet 2021;
– l’identification de la traçabilité du compte reliquat de la paie des enseignants comme source extrabudgétaire à verser au compte de l’EPST.
Néanmoins, la question de la suppression des zones salariales n’a pas été évoquée.
Pour sa part, le VPM et ministre de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau, a exprimé sa satisfaction, en promettant d’examiner les revendications des enseignants, l’une après l’autre.
» Merci d’avoir répondu favorablement à la demande du Gouvernement, en privilégiant l’intérêt supérieur de nos enfants, qui vont donc retrouver les bancs de l’école », a-t-il souligné.
Rappelons que les négociations entre les deux parties avaient repris le jeudi 28 octobre dernier, à Kisantu, après l’échec de la commission paritaire, organisée en fin septembre 2021, à Kinshasa.
Quant à la déclaration de l’intersyndical suspendant la grève, les effets seront constatés la semaine prochaine, car on ne sait pas dire avec exactitude, si elle fait l’unanimité des enseignants.
Jules KISEMA/Congoprofond.net.
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
