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EPST : prétendu détournement de 16 millions USD du TENAFEP, Jules Alingete parle d’une incompréhension
Les mois passés, la population congolaise avait assisté à un bras de fer entre le ministre de l’EPST et l’Inspecteur général des Finances, concernant le montant de 32 milliards de francs congolais que le trésor public avait alloué à l’organisation du test national de fin d’études primaires.
Pour Jules Alingete, il fallait impérativement suivre le circuit bancaire pour servir les intervenants.
De son côté, Tony Muaba avait estimé que cela n’etait pas possible, en évoquant plusieurs raisons, entre autres, la problématique des comptes bancaires pour les intervenants. Il est allé plus loin, en soulignant que l’IGF ne peut pas diriger à la place du ministre.
Réagissant ce samedi 23 octobre 2021, à la Télévision nationale et sur plusieurs questions liées à la gestion des finances, l’Inspecteur Général des Finances, Jules Alingete, est aussi revenu sur le dossier de l’EPST au sujet de 16 millions de dollars du TENAFEP, en précisant qu’il s’agissait d’une incompréhension.
« Nous avions souhaité que les fonds qui étaient destinés à l’EPST puissent suivre la voie bancaire et que le Ministre de l’EPST, pour des raisons de célérité, avait souhaité que cela passe par des circuits que vous appelez Maboko Banque », avait-il indiqué.
Et d’ajouter qu’il y a eu des inquiétudes. Nous devons tous éviter la manipulation de fonds importants par les individus. Autant que nous disons que les recettes doivent aller directement à la banque, autant aussi quand nous devons payer la rémunération, les collations ou les primes, nous souhaitons que ça soit par voie bancaire.
Jules Alingete précise que les fonds n’étaient pas sortis, « Le ministère de l’EPST n’avait pas ces fonds. Il avait demandé les fonds, le Gouvernement via le ministère des Finances avait payé, en disponibilisant les fonds au guichet de la Banque centrale du Congo (BCC). C’est au niveau de ce guichet que les fonds sont restés. Ils ne sont pas arrivés à l’EPST. Nous avions dû intervenir, parce qu’il fallait corriger la procédure. Que les fonds soient retournés au compte général du Trésor pour qu’on corrige la procédure. Là, nous ne pouvions pas parler du détournement au moment où l’ESPT n’avait pas encore eu ces fonds », a-t-il conclu.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real
La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.
Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion
Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.
L’irruption fatale de militaires armés
C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.
Une escalade brutale et incompréhensible
La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.
Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.
4 balles pour une vie
Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.
Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.
Mort à l’arrivée à l’hôpital
Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.
Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.
Un crime qui interroge et scandalise
À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?
Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
