Connect with us

À la Une

L’IGF Jules Alingete :  » A ce jour, les finances publiques congolaises se portent très bien ! »

Participant, ce samedi 23 octobre, à la communication du gouvernement, aux côtés du ministre des Médias, Patrick Muyaya, l’Inspecteur général des Finances ( IGF), Jules Alingete a tenu à éclairer la lanterne de l’opinion sur les missions assignées à la structure qu’il dirige, ainsi que sur les questions brûlantes d’actualité.

Rappelant d’entrée de jeu que ce service public relève de l’autorité directe de la présidence de la République, Jules Alingete a reconnu que l’IGF a été réactivée, autant avec le Cenaref, l’APLC, etc., pour veiller à la bonne exécution des lois et règlements des Finances publiques.

Interrogé sur des éventuelles pesanteurs au regard de ce rattachement à l’autorité du président de la République, Jules Alingete a indiqué que c’est plutot un avantage, car « aujourd’hui dans le travail que nous faisons, il n’y a que le Chef de l’Etat et le Premier ministre qui peuvent intervenir dans le travail de l’Inspection générale des finances, mais depuis que nous travaillons, ils ne l’ont jamais fait ».  En somme, indique-t-il, le fait que l’IGF soit attachée plus haut enlève les présentateurs politiques.  » Imaginez que si nous devions dépendre du secrétaire général du ministère, combien de pressions nous allions recevoir en ce moment ? », s’est-il interrogé.

« Gendarme financier », accusé de populisme, Jules Alingete a répondu qu’il savait très bien, dès le début, que ça allait être ainsi.  » Je vous dis que la Convention des Nations-Unies pour la lutte contre la corruption demande à ce que nous puissions communiquer les rapports parce que les gens qui sont dans cette position de détournement, malversation et corruption n’aiment pas les bruits ».

Conscient que le contrôle des actes de détournement n’est pas un travail facile, le patron de l’IGF a révélé que parfois on a en face une bande organisée d’une vingtaine de personnes. Chercher à les maîtriser, c’est très difficile qu’on nous accuse d’un populisme quelconque.  » Nous avons adopté une méthode pédagogique de communication publique pour que la population  profite de ce travail et le suive.
 » Maintenant que la population s’est appropriée, tout le monde veut savoir ce qui se passe dans la gestion des finances publiques. C’est tout à fait normal qu’on nous accuse d’acharnement parce que les personnes que nous avons trouvées aux affaires quand nous avons commencé le travail, ont été placées par l’ancien régime.  Aujourd’hui, les gens ont juste cette impression là… », a-t-il expliqué.

Expert-comptable de formation, Jules Alingete a balayé d’un revers de la main des accusations portant sur un « cabinet noir » qu’il entretiendrait et ayant des cabinets parmi les hommes d’affaires.  » Je suis expert-comptable agréé. Consultez l’annuaire des comptables, je suis expert-comptable agréé nous avions été autorisé à exercer comme expert-comptable agréé, même de constituer des sociétés d’expertise comptable des experts de s’organiser. Mais depuis que le comité a donné des instructions de suspension des activités, si on exerce une fonction publique, je n’exerce plus comme expert-comptable… », s’est-il expliqué.

Sans mettre des gants ni utiliser la langue de bois, Jules Alingete a répondu aux préoccupations des journalistes sur divers sujets, notamment, les pétroliers du Katanga, le RAM, les suspicions de détournement aux ministères de Formation professionnelle, de l’EPST et des Sports et Loisirs; le
Dépassement budgétaire à la présidence de la République, le
Rapport préliminaire de contrôle à la RTNC, etc.

En guise de conclusion, l’Inspecteur général de l’IGF a confirmé qu’à ce jour, les finances publiques congolaises se portent très bien, que ce soit au niveau des finances publiques ou au niveau des entreprises publiques, les résultats sont bons.  » Le gouvernement, aujourd’hui, est en train de faire une performance incroyable que même nous dans nos prévisions, nous ne pensions pas arriver si tôt et si facilement à ce niveau », a-t-il déclaré. A l’en croire, le ministre des Finances aura l’occasion de faire une communication sur l’état de nos finances publiques au moment opportun.

SANDRA KAGABA/CONGOPROFOND.NET