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EPST : Les travaux de la commission paritaire de Bibwa se clôturent avec sept actions prioritaires dans le cadre du budget 2024

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Les travaux de la Commission paritaire réunissant le banc syndical des enseignants et le banc gouvernemental, lancés à Kinshasa-Bibwa le samedi 24 février dernier, viennent de se clôturer le samedi 16 mars 2024 et ce, avec sept actions prioritaires listées entre les deux parties, à savoir : l’augmentation salariale, le réajustement de la prime de la gratuité des enseignants du primaire, le paiement des grades transposés, le paiement des enseignants NP du secondaire et bureaux gestionnaires, la mise en retraite des enseignants, la mécanisation de la prime d’encadrement de la paie au profit des agents et cadres des services centraux de l’EPST et le paiement de la prime pour fonction spéciale en faveur des Inspecteurs et celle spécifique pour les agents d’appoint de l’Inspection générale.

C’est le Porte-parole de l’Intersyndicale des Syndicats des enseignants, Godefroid Matondo, qui a présenté toutes ces actions lors de cette cérémonie de clôture, devant le Ministre sortant de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Tony Muaba Kazadi et tous les participants.

En substance, Tony Muaba Kazadi a expliqué le sens de ces travaux qui ont réuni les acteurs de l’enseignement public et a promis de faire un suivi pour la concrétisation, dans un meilleur délai, des engagements pris par le Gouvernement.

« Il s’agit d’une nouvelle approche qui consiste à faire participer l’enseignant au choix des actions prioritaires intimement liées à ses aspirations. Cette nouvelle approche a également l’avantage de permettre aux enseignants, avec le concours des experts du Ministère du Budget, d’identifier sans tâtonner, les lignes auxquelles recourir pour puiser les ressources nécessaires qui permettront, in fine au Gouvernement, d’appliquer sa politique de rémunération des enseignants, sans pour autant violer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers », a-t-il souligné.

Et d’ajouter : « Je m’engage à ne ménager aucun effort pour assurer un suivi efficient et permanent auprès du Ministère du Budget et celui des Finances, en vue de l’exécution sans faille de toutes les actions prioritaires en faveur de l’enseignant, telles que convenues au cours de ces assises et cela, dans les meilleurs délais ».

Néanmoins, plusieurs préoccupations sur la crédibilité de ces assises ont été exprimées par une frange des syndicalistes, notamment le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO).

A travers une déclaration sur les antennes de la radio Top Congo FM, le dimanche 26 février 2024, le Secrétaire provincial du SYECO Sud KIVU, Fidèle Bichoko, avait souligné que ces assises n’avaient pas leur raison d’être, car elles constituaient une occasion pour masquer tous les détournements des fonds décriés au sein du Ministère de l’EPST, tout en demandant au Ministère des Finances de ne pas décaisser les fonds pour l’organisation de ces travaux dont l’objectif est de tromper les délégués syndicaux, étant donné que le Gouvernement expédie les affaires courantes et qu’il est fait restriction à tous les Ministres d’engager des dépenses autres que celles liées aux charges du personnel.

Notons qu’il y a quelques indicateurs objectivement vérifiables qui jettent un discrédit à ces travaux paritaires, à savoir : le choix des participants, la réalisation des promesses et le déséquilibre dans la mécanisation. Certains syndicalistes, ne prenant pas part à ces assises, estiment être mis de côté à cause de leur opinion et seuls ceux qui sont de l’obédience des autorités sont sélectionnés.

En outre, plusieurs promesses issues de ces assises et réitérées au cours de ces derniers travaux en termes des priorités pour le budget 2024, sont restées pendant longtemps non réalisées.

A titre d’exemple, la lettre du Ministre de l’EPST, Tony Muaba Kazadi, N°MINEPST/CABMIN/002/2023, du 05 avril 2023, à travers laquelle il avait annoncé la prise en charge de 10.002 N.P du secondaire est restée morte pour ces enseignants qui souffrent actuellement dans les écoles.

Pour rappel, une grève a même été décrétée en mai 2023 à cause de cette situation, mais étouffée dans l’œuf par la trahison du syndicaliste Godefroid Matondo qui avait fait une déclaration, affirmant les avancées significatives faites par le Gouvernement, en décaissant en mode d’urgence des fonds nécessaires pour la concrétisation des actions, alors qu’il n’en était pas question.

Partant donc de cette mauvaise expérience du passé, il y a lieu d’accorder le bénéfice du doute à ceux qui pensent que ces actions prioritaires auront du mal pour être concrétisées, étant donné que le premier trimestre dans le cadre de l’application du Budget de l’Etat est à sa fin.

Quant au déséquilibre dans la mécanisation, on décrie les mécanisations massives, au détriment des enseignants et autres bureaux gestionnaires, à la Direction Nationale de Contrôle et de Préparation de la paie, la Maitrise des effectifs des Enseignants et du Personnel Administratif des Etablissements scolaires (DINACOPE, ex. SECOPE), notamment dans ses Antennes. Un auditeur, agent du Service National de l’Identification des élèves (SERNIE), a exprimé cette préoccupation au Ministre Tony Muaba, invité tout récemment à travers l’émission Le Débat de Top Congo FM.

Bref, compte tenu des faits précédemment évoqués, les inquiétudes restent présentes dans le chef des enseignants. Ainsi, pouvons-nous nous interroger : ces actions seront-elles concrétisées au début du deuxième trimestre c’est-à-dire au mois d’avril ? En attendant la communication du Ministre de l’EPST quant à ce, signalons que plusieurs enseignants non payés au niveau secondaire, attendent depuis plus de cinq ans la régularisation de leur situation salariale et leur espoir repose sur la promesse du Chef de l’Etat d’étendre la gratuité au secondaire général, car au cours de son premier mandat, ils avaient été mis de côté, au profit des écoles primaires où la gratuité était d’application.

En guise de conclusion, espérons que les sept actions prioritaires sorties des travaux de Bibwa, le samedi 16 mars 2024, seront concrétisées au bénéfice des concernés. Une interdiction formelle doit être faite aux gestionnaires de signer de nouvelles commissions d’affectation des agents nouvelles unités.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

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Athénée de la Victoire : Les anciens élèves passent à l’action pour sauver la salle informatique

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Animés par un profond sentiment de gratitude envers leur établissement formateur, les membres de l’Association des anciens de l’Institut technique commercial de l’Athénée de la Victoire (AITCV) ont posé un acte fort ce samedi 18 avril. Leur objectif : contribuer concrètement à l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment dans la salle informatique.

Des équipements pour renforcer l’apprentissage numérique

Pour pallier les difficultés liées à l’électricité et améliorer l’accès aux outils numériques, plusieurs équipements ont été remis à l’établissement. Parmi les dons figurent un électroprojecteur, des câbles d’alimentation, un générateur d’énergie (power), des rallonges ainsi que des prises électriques.

En complément, les anciens élèves ont procédé à la rénovation et à la peinture de la salle informatique, offrant ainsi un cadre plus moderne et fonctionnel aux apprenants.

Une remise officielle dans un climat convivial

La cérémonie de remise s’est déroulée dans le bureau du préfet des études, en présence de plusieurs autorités académiques. L’initiative, portée par le président de l’association, Delphin Kolopa, s’est tenue aux côtés du préfet Athanase Kisenda, du directeur des études Corneille Collin Mpoy, ainsi que de quelques enseignants.

Dans une ambiance chaleureuse, un procès-verbal a été lu par le vice-président Guillaume Nsikalangi, puis signé par les parties présentes. Ce document précise clairement que le matériel offert ne peut être ni vendu ni utilisé à des fins personnelles.

Des besoins persistants malgré cet appui

Tout en saluant ce geste, le préfet des études n’a pas manqué d’exprimer d’autres préoccupations majeures. Il a notamment évoqué le besoin urgent de 500 bancs supplémentaires ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires, aggravée par les inondations récentes.

Personnel éducatif et élèves ont unanimement exprimé leur reconnaissance envers cette initiative salutaire. L’activité s’est achevée dans une atmosphère détendue et fraternelle, marquée par des échanges de vœux entre anciens élèves.  » Cette action illustre parfaitement l’importance du lien entre anciens et actuels élèves dans le développement de notre Alma Mater. Une dynamique inspirante qui pourrait servir d’exemple à d’autres écoles du pays… », a fait savoir le président Delphin Kolopa.

Créée en 2019, l’association regroupe des anciens élèves des promotions allant de 1983 à 1990. Leur démarche repose sur une volonté claire : soutenir leur ancienne école qui leur a transmis des valeurs fondamentales.

Le coût global des équipements offerts est estimé à 2.500 dollars, entièrement financé par les membres, preuve de leur engagement collectif.

Elvit Kumbu Mbangi / Stagiaire UCC

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