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Education

ESU : Une université américaine signe un accord de coopération avec l’université de Kinshasa

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L’université d’État DAKOTA du sud a signé, ce mardi 12 Mars 2024, un accord de coopération avec l’université de Kinshasa (UNIKIN).

Cette coopération entre ces Universités Américaine et Congolaise a pour objectif de favoriser la recherche dans le domaine de science géo spatiale surtout en agronomie et en foresterie.

Pour celà, un bâtiment de trois étages sera érigé devant la faculté d’agronomie qui abritera le système National de surveillance de l’Environnement, de laboratoire d’analyse spatiale, des salles des cours ainsi que des bureaux des professeurs.

Ce bâtiment en parti sera financé par la société WWC/CONGO et le ministère de l’Environnement. Ce financement passera par la BCECO qui assurera la maîtrise d’ouvrage délégué.

Ce jeudi 14 Mars 2024, la délégation de l’Université d’État DAKOTA du sud est reçue par le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) Mohindo NZANGI qui a rassuré la délégation de l’initiative et de son soutien.

La rédaction

À la Une

TENASOSP en RDC : Entre test d’orientation et examen déguisé, la grande confusion qui scandalise les enseignants

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Le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) continue de susciter une vive polémique en République démocratique du Congo. Présenté comme un outil d’orientation destiné aux élèves finalistes de l’éducation de base, ce test national apparaît, dans la pratique, comme une véritable épreuve certificative. Une ambiguïté qui alimente l’incompréhension des enseignants, des parents et des spécialistes de l’éducation.

Au cœur de cette controverse, une question fondamentale demeure : le TENASOSP a-t-il été institué pour orienter les élèves ou pour sanctionner la fin d’un cycle scolaire ? Pour plusieurs observateurs, sa finalité reste floue et nécessite des clarifications urgentes de la part du pouvoir organisateur.

Le professeur Jean-Paul Yawidi dénonce une confusion dangereuse

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le professeur Jean-Paul Yawidi Mayinzambi, de l’Université Pédagogique Nationale, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une grave confusion autour du TENASOSP.

Docteur en psychologie, l’universitaire rappelle qu’un test est fondamentalement différent d’un examen.

Selon lui, un examen sert à mesurer les acquis scolaires d’un apprenant, à évaluer les connaissances reçues durant la formation, avec à la clé une logique de réussite ou d’échec.

En revanche, explique-t-il, un test vise essentiellement à identifier les aptitudes, les potentialités et le profil d’un individu afin de l’orienter vers une filière d’études ou une profession adaptée. Dans ce cas, il n’existe ni réussite ni échec.

« Le comportement à adopter face à un test est totalement différent de celui d’un examen », insiste le professeur Yawidi, avant de dénoncer une dérive inquiétante :
« Ce qui se passe chez nous, cette confusion entre examen et test, risque même de pousser certains à rejeter le TENASOSP. »

Quand le test devient une condition de passage

Dans la pratique, le TENASOSP est désormais intégré dans le calcul des points des élèves. Les résultats obtenus sont combinés avec ceux de l’école pour déterminer le passage des élèves de la 8ᵉ année de l’éducation de base vers les humanités.

Une situation qui, pour plusieurs professionnels de l’éducation, transforme un simple test d’orientation en examen sanctionnant la fin du cycle.

Cette réalité choque davantage l’opinion publique que le système éducatif organise déjà l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) au cours du même parcours scolaire.

Pour beaucoup de parents et d’enseignants, la coexistence de ces deux évaluations certificatives dans un même cycle apparaît comme une surcharge inutile pour les élèves.

Des questions qui dérangent

Face à cette situation, plusieurs interrogations reviennent avec insistance :
– Pourquoi entretenir la confusion entre test et examen ?
– Pourquoi les autorités éducatives gardent-elles le silence ?
– Le TENASOSP sert-il réellement l’orientation scolaire des élèves ?

Certains responsables scolaires vont encore plus loin. Un chef d’établissement estime que les organisateurs seraient conscients de cette confusion, mais choisiraient volontairement de la maintenir.

Selon lui, derrière le TENASOSP se cacherait également une importante question financière.

Les frais de participation pointés du doigt

Officiellement, le TENASOSP est organisé moyennant des frais de participation fixés par les autorités. Mais dans la pratique, plusieurs parents dénoncent des frais additionnels imposés dans certains établissements scolaires.

À Kinshasa, les frais de participation sont récemment passés de 26.000 à 36.000 francs congolais, provoquant la colère de nombreuses familles déjà confrontées à des difficultés économiques.

Les syndicats des enseignants réclament aujourd’hui la suppression de ces frais qu’ils jugent « asphyxiants » pour les parents.

Une réforme devenue sensible

Dès la première édition du TENASOSP, plusieurs députés nationaux avaient dénoncé la double organisation des épreuves certificatives dans le cycle de l’éducation de base.

Cependant, toute suppression du TENASOSP nécessiterait une modification de la loi-cadre de l’enseignement national, ce qui complique davantage le débat.

Lors d’une conférence organisée le 5 juillet 2024 à l’Université du Lac Albert, le professeur Jean-Paul Yawidi Mayinzambi n’avait d’ailleurs pas hésité à qualifier le TENASOSP d’« escroquerie », relançant ainsi une controverse qui continue de diviser le monde éducatif congolais.

À mesure que les critiques se multiplient, la pression monte désormais sur le pouvoir organisateur, appelé à clarifier définitivement le rôle réel du TENASOSP dans le système éducatif congolais.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET 

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