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EPST : Le réajustement de la prime de la gratuité toujours non effectif !
L’augmentation de la prime de la gratuité destinée aux enseignants du primaire et annoncée par les autorités, après les travaux d’évaluation des accords de Mbuela Lodge à Kisantu, reste jusqu’à présent non concrétisée.
En effet, lors de cette évaluation des accords signés entre le Gouvernement de la République et les délégués syndicaux des enseignants, tenue du lundi 08 au samedi 13 août 2022, le Gouvernement avait pris l’engagement de réajuster à la hausse, la prime de la gratuité destinée aux 372.900 enseignants du primaire.
A ce sujet, à travers un message phonique du 17 août 2022, adressé à tous les DIPROSEC, le Directeur National du SECOPE, Mangobe Moleka Papy, déclare : » L’honneur de vous saluer et de vous informer que les fonds relatifs au réajustement de la prime de la gratuité sont déjà disponibles auprès de différents opérateurs de paie « .
Néanmoins, plusieurs enseignants du primaire contactés par notre rédaction, affirment n’avoir rien reçu jusqu’à présent.
De son côté, un chef d’Etablissement qui a requis l’anonymat, stigmatise le comportement des autorités, qui chaque fois qu’il y a un évènement, ont pris l’habitude d’annoncer au public, même à travers les réseaux sociaux, des informations susceptibles de créer des tensions.
Cependant, il y a lieu de s’interroger sur la disponibilité réelle de ces fonds au niveau des opérateurs de paie, comme l’a affirmé le Directeur National du SECOPE, car il apparaît anormal que plusieurs jours après cette annonce, que cette paie ne soit toujours pas à l’ordre du jour au niveau des banques.
Rappelons que les enseignants du primaire, en dehors de leurs salaires qui doivent aussi connaître une augmentation de 30% du deuxième palier, touchent 30.000 fc, à titre de prime de la gratuité, depuis l’année scolaire dernière et ce, après plusieurs revendications qui avaient bloqué la reprise effective des cours, prévue le 04 octobre 2021.
Fulgerence MUSIBU LAKOMO (stagiaire UCC)/CONGOPROFOND.NET.
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
