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Société

Enfants en situation de rue : Le CEPEF mobilise l’expertise du travail social de rue pour une protection durable des plus vulnérables

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Un phénomène mondial aux racines multiples

La situation des enfants vivant dans la rue demeure l’un des phénomènes sociaux les plus préoccupants de notre époque. Elle touche indistinctement les pays riches comme les nations en développement, preuve que cette réalité n’a aujourd’hui plus de frontières. Au fil des années, le phénomène a connu de profondes mutations, devenant de plus en plus complexe sous l’effet d’une constellation de facteurs sociaux récurrents et émergents : pauvreté structurelle, conflits armés, désintégration familiale, urbanisation incontrôlée ou encore catastrophes naturelles.

La RDC face à une vulnérabilité sociale massive

En République démocratique du Congo, des millions de personnes vivent en situation de grande vulnérabilité et nécessitent une protection sociale accrue. Parmi elles figurent les enfants en situation de rue, les orphelins, les personnes vivant avec un handicap, les déplacés internes, les victimes des conflits armés et des calamités naturelles, ainsi que les personnes âgées abandonnées. Cette réalité impose des réponses adaptées, structurées et fondées sur des stratégies efficaces de protection des populations les plus fragiles, en particulier celles vivant dans la rue.

Former pour mieux agir : l’option du travail social de rue

Faire face à de tels défis exige des compétences pointues et des approches innovantes. C’est dans cette optique que le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et de la famille (CEPEF) a sollicité le Professeur Edo Mukendi Kafunda, fondateur du CATSR, afin de réfléchir, à partir de son expérience, aux fondements et aux pratiques du travail social de rue.

Cette démarche vise plusieurs objectifs majeurs, notamment :
– l’analyse des différents aspects du travail social de rue, incluant la prévention, le développement communautaire, l’éducation, la santé et la valorisation des compétences existantes ;

– l’étude et l’approfondissement des mécanismes de protection légale et d’aide aux enfants et aux jeunes en difficulté ;

– le renforcement des capacités et des connaissances des intervenants sociaux engagés sur le terrain.

Dynamo International, un partenaire clé dans le partage d’expériences

Les chercheurs du CEPEF ont, par ailleurs, salué l’apport significatif de Dynamo International, qui accompagne depuis plusieurs années les acteurs sociaux congolais dans l’adaptation et l’amélioration de leurs pratiques professionnelles. Cette organisation favorise des échanges d’expériences entre le Nord et le Sud, contribuant ainsi à une meilleure appropriation des approches innovantes du travail social de rue.

Une approche sans frontières, ancrée dans la prévention

La mutualisation des forces vives autour de la maîtrise de l’approche « travail social de rue » s’inscrit pleinement dans la philosophie du CEPEF, convaincu que le travail social n’a pas de frontières. À travers les échanges de pratiques, l’organisation met l’accent sur les dimensions préventives, communautaires et éducatives, privilégiant une action de proximité, au plus près du terrain et des bénéficiaires.

Avec un accompagnement adapté, il est essentiel d’empêcher qu’une situation de vulnérabilité ne se détériore davantage. Le travail social de rue, pratique multiforme et généraliste, se réinvente à chaque rencontre avec un enfant, un jeune ou une famille.

La mission du CEPEF : capitaliser et vulgariser les bonnes pratiques

C’est précisément cette dynamique d’innovation et d’adaptation permanente qui fonde la raison d’être du CEPEF : capitaliser, documenter et vulgariser toutes les pratiques porteuses susceptibles d’améliorer durablement la protection des enfants et des familles en situation de vulnérabilité.

Zagor Mukoko-Sanda

Société

Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante

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À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.

Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.

Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.

Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.

Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».

Blaise Abita Etambe

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