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Encore un nouveau carnage à Tchabi/ Irumu : 14 civils tués par des ADF, les structures citoyennes s’alarment !
Des familles sont de nouveau endeuillées dans la chefferie des Banyali Tchabi en territoire d’Irumu. Une nouvelle incursion des rebelles ADF fait un total de 14 morts dont 2 femmes, dans la nuit du samedi à ce dimanche 02 octobre 2022.
Ce nouveau massacre des civils, œuvre des extrémistes islamistes, a visé le village Kyamata dans le groupement Baley. La société civile locale parle aussi de deux blessés dont une femme, 2 civils encore introuvables et 26 maisons, dont une église, incendiées.
« C’était vers 19h30, heure locale. Nous avons informé et les éléments de l’UPDF se sont quand-même mobilisés pour y aller et poursuivre l’ennemi », explique Faustin Mbraza, secrétaire de la société civile de cette chefferie qui plaide pour le renfort de l’effectif militaire dans cette partie.
Un bilan confirmée par le bureau du conseil local de la jeunesse du groupement Baley. Son président situe le village attaqué à 5 kilomètres d’une position militaire à Busio, regrettant ainsi que des civils soient de nouveau tués pendant que la grande partie de la population était entrain de retourner déjà dans cette entité.
Jacques Bandinga se plaînt aussi, comme la société civile, du faible effectif « malgré plusieurs demandes ».
« Nous demandons d’abord le déploiement des éléments FARDC dans des coins stratégiques. L’ennemi est venu du groupement Tondoli. Depuis que nous avons commencé à demander, les autorités n’ont jamais répondu. Voilà que les attaques recommencent », regrette-t-il.
Pour rappel, la région de Boga est couvert par des éléments FARDC et UPDF dans le cadre des opérations « Shujaa ». En vigueur depuis novembre 2021, ces opérations n’ont jusque-là pas encore réussi à anéantir l’ADF, sa principale cible.
Via BUNIAACTULITE.CD
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
