Politique
Elections provinciales 2023/Masina : Après compilation des P.V par son équipe de campagne, Paul Tosuwa Djelusa affiche son optimisme
Le candidat n°97 à la députation provinciale, dans la circonscription électorale de Masina, Paul Tosuwa Djelusa, indique avoir obtenu plus de 7 mille voix valablement exprimées, après un travail de compilation des procès-verbaux, réalisé par son équipe de campagne, après les opérations de dépouillement.
Cette information a été confirmée à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, par une source crédible et proche du candidat, le vendredi 05 janvier 2023, qui, à la même occasion, a exprimé une forte crainte de voir les résultats être tripatouillés au vu de plusieurs soupçons de tentatives de corruption.
A travers son compte tweeter, le journaliste Yves Buya, l’un de proches collaborateurs du candidat Paul Tosuwa et membre de l’équipe de campagne, a écrit : « Après le dépouillement à la députation provinciale à Masina, le journaliste candidat, Paul Tosuwa, va surprendre. Plus de 7000 voix déjà pour tous les P.V compilés ».
Et d’ajouter : « Masina a donc fait son choix, attention aux tricheurs qui veulent tripatouiller les P.V et bourrer les voix pour écarter Tosuwa, déjà élu de Masina. Le candidat N° 97 croise les doigts et n’attend que la rentrée parlementaire à l’Assemblée provinciale de Kinshasa ».
Partant de ces déclarations, il convient de souligner que plusieurs autres personnalités, parties prenantes à ce processus électoral, continuent à exprimer cette crainte de voir les résultats des élections législatives être boutiquées à l’intérieur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Le report sine die de la publication a ravivé la crainte sur une probable nomination des députés par cette Institution d’appui à la démocratie.
En effet, à travers son communiqué de presse N°001/CENI/2024 du 02 janvier 2024, la Centrale électorale avait reporté la convocation de l’électorat pour les élections des Sénateurs, Gouverneurs et Vice-Gouverneurs de Province, prévue initialement au 1er janvier 2O24, d’une part, et la publication des résultats provisoires des élections des Députés Nationaux et Provinciaux, prévue le 3 janvier, d’autre part.
Pour le rapporteur de la CENI, Patricia Nseya, qui signe ledit communiqué, ces reports se justifient par la compilation en cours des résultats provisoires des élections législatives nationales et provinciales, ainsi que celles des Conseillers municipaux.
En dépit de ces explications de la CENI, ce report suscite plusieurs interrogations qui restent pendantes, à savoir : comment la CENI procède-t-elle pour la compilation de ces résultats ? Recourt-elle au comptage manuel ou se limite au comptage électronique ? Si avec l’élection présidentielle la date de la publication était respectée grâce au comptage électronique des voix, pourquoi pas avec les élections législatives ? A quelle date précise ces résultats seront publiés ? Enfin, cette prolongation ne joue-t-elle pas en faveur des tricheurs ?
De son côté, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Denis Kadima Kazadi, confirme qu’il y a tentative de tricherie, mais rassure : « On nous dit que généralement il y a des listes qui circulent, les gens seront nommés. J’ai vu même certaines personnes s’agitaient, cherchant à savoir à qui il faut remettre cette liste pour qu’ils puissent être inclus. Ça ne va pas arriver, personne ne sera nommée, vous allez voir et il faut leur dire ».
Notons que cette déclaration de Denis Kadima met de l’eau dans le moulin de l’équipe de campagne du candidat Paul Tosuwa, qui dénonce des pratiques rétrogrades et anti-démocratiques, tendant à dénaturer les vrais résultats des élections dans leur circonscription de Masina.
Pour cette raison, elle reste déterminée et vigilante, estimant que son candidat N° 97, qui a battu une grande campagne et a convaincu des électeurs, est déjà élu Député Provincial, se basant sur les procès-verbaux que leurs témoins ont ramenés. Elle met donc en garde les politiciens véreux qui s’agitent avec leurs listes de nomination.
Rappelons, en guise de conclusion, que Paul Tosuwa était candidat député Provincial pour le compte du regroupement politique ADIP, du professeur Adolphe Lumanu Mulenda Buana Sefu, au sein de l’Union Sacrée, plateforme politique du Président de la République, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Avec plus de 7 mille voix obtenues, Paul Tosuwa Djelusa, remporte haut la main l’élection législative provinciale et va occuper un siège sur les trois que compte cette circonscription électorale de Masina, avec ses 85 centres et ses 627 bureaux de vote.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
