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Elections en RDC : « Regard Citoyen » demande l’arrêt des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux contre les observateurs

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Depuis plusieurs semaines, une campagne de désinformation ciblant directement les observateurs enflamme les réseaux sociaux. Alors que les observateurs citoyens ont pour vocation de contribuer positivement à la transparence du processus électoral et à la consolidation de la démocratie, leur travail a été dénigré et des intentions malveillantes. leur ont été faussement attribuées.

Ainsi, l’idée fallacieuse et sans aucun fondement que les observateurs avaient comme projet de modifier les résultats des élections en interférant avec les dispositifs électroniques de vote s’est répandue auprès des plus crédules. Cette campagne de désinformation a eu des conséquences graves. Ainsi, plusieurs incidents majeurs ont émaillé la journée du mercredi 20 décembre et celle d’aujourd’hui.

Notamment dans la province du Kasai, au centre Apollo 9011013-1-2 du quartier Tshisambi à Kananga, où deux observatrices de la mission d’observation Regard Citoyen qui transmettaient leurs rapports d’observation via leurs téléphones ont été violemment attaquées par des jeunes sous prétexte qu’elles trafiquaient les résultats du dispositif électronique de vote. Ce matin, vers 8h00, dans le même centre de vote, deux observateurs de Regard citoyen ont échappé de justesse à une tentative de lynchage pour la même raison. Toujours à Kananga, dans le quartier Azda, une observatrice de la MOE a été victime d’un lynchage par une bande de jeunes qui l’ont confondue par erreur avec une proche d’un politicien local.

La victime, Avocate de profession et militante des droits de la femme, est hospitalisée dans un état grave. Il est déplorable que cette violence abjecte, attentatoire à la dignité humaine, prenne pour cible principalement des femmes D’autres informations font état de cas d’arrestations arbitraires de plusieurs membres de la MOE Regard Citoyen à Kinshasa, dans la commune de Ngiri-Ngiri. La Mission est en train de documenter l’existence de cas similaires. survenus dans d’autre province. La MOE Regard Citoyen condamne fermement tous les actes d’agressions physiques et verbales à l’encontre de ces observatrices et de ses observateurs.

La MOE Regard Citoyen exhorte à la responsabilité les instigateurs des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux qui ont ciblé directement les observateurs. La MOE Regard Citoyen appelle urgemment les membres de la police nationale à assurer la sécurité des observateurs. dans les bureaux de vote et dans les centres locaux de compilation des résultats et à mener des enquêtes pour traduire les coupables devant la justice.

Fait à Kinshasa, le 21 décembre 2023

Pour les Organisations membres de la MOE Regard Citoyen.

Paul Kabeya, Coordonnateur national

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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