Connect with us

Actualité

Elections 2023 : A cause de la mauvaise constitution des plis, plusieurs CCV bloqués au niveau des CLCR

Published

on

 

 

Bon nombre des chefs des centres de vote (CCV), après les opérations de vote et de dépouillement du mercredi 20 décembre 2023, sont bloqués au niveau des centres locaux de compilation des résultats (CLCR) et ce, à cause de la mauvaise constitution des plis.

Ce constat malheureux était fait ce mardi 26 décembre 2023, au Centre de compilation de Matete, où plusieurs chefs des centres et leurs adjoints, les techniciens de centres de vote (TICV), reprennent la constitution des plis sous la pluie, alors que c’est un travail qui était supposé fait par les membres des bureaux de vote (MBVD).

D’entrée de jeu, soulignons que ces plis sont constitués de procès-verbaux des opérations de vote et de dépouillement, de bulletins valables utilisés et non utilisés, de listes électorales, de listes des votants par dérogation, de pièces justificatives de paiement des MBVD et agents de l’ordre, etc.

En effet, arrivés au centre de compilation depuis le vendredi 22 décembre 2023 pour remettre les matériels électoraux, ces agents temporaires nouvellement recrutés par le bureau Kadima ont été bloqués, au motif que les plis présentés n’étaient pas constitués conformément au modèle exigé par la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI).

Cette situation déplorable a poussé plus d’un observateur à se poser des questions sur le recrutement, la compétence et la formation de ces nouveaux chefs des centres, mais aussi sur la motivation des membres des bureaux de vote.

Contacté par notre rédaction et ayant requis l’anonymat, un chef de centre trouvé sur place, pointe du doigt accusateur la CENI. Il estime qu’elle leur a rendu un mauvais service, car la réalité sur terrain diffère de la formation qu’ils ont reçue.

« Ce qu’on nous demande de faire ici, ce n’est pas ce que nous avons appris pendant la formation. Nous avons constitué nos plis selon le schéma vu, mais sur terrain, c’est un autre schéma. La CENI est, elle-même, responsable de cette situation que nous déplorons tous », a-t-il déclaré.

De l’autre côté, l’un de ses collègues responsabilise les membres des bureaux de vote (MBVD) qui, selon lui, ont bâclé le travail pour des raisons financières.

« La plupart des MBVD ont travaillé avec découragement, ayant été informés sur le montant de 35 dollars fixé comm rémunération à la fin des opérations, montant qu’ils ont estimé dérisoire, vu le volume du travail. Ils n’ont pas travaillé en âme et conscience », nous a signifié ce CVV.

Et d’ajouter : « Quelque part, la CENI a aussi une part de responsabilité dans ce qui arrive, parce qu’on ne peut pas comprendre que soit appliqué en 2023, le même montant payé en 2018 et 2011, étant donné que les coûts de la vie ne sont pas les mêmes. Aussi, avec le nombre de scrutins, à savoir : présidentiel, législatif national, législatif provincial et municipal, le montant payé aux MBVD est insignifiant ».

En outre, il faudra souligner que ces derniers n’ont pas touché leur per diem de formation de cinq jours.

En dehors de l’argument financier, un autre élément peut s’ajouter pour justifier cette situation déplorable, notamment le manque d’harmonie entre les CCV et les MBVD.

Rappelons que pour ce quatrième cycle électoral, la nouvelle équipe de la CENI que dirige Denis Kadima, avait jugé bon de confier le poste de chef de centre qu’occupaient les chefs d’Etablissements scolaires, aux personnes étrangères aux écoles.

Ainsi donc, l’offre d’emploi était rendue publique au moment opportun. Les agents recrutés étaient pour la plupart des jeunes et sans expérience pour la grande majorité. Beaucoup ont failli à leur mission par manque d’harmonie et de collaboration avec les MBVD qui sont généralement des enseignants.

 

Néanmoins, disons-le, la mauvaise constitution des plis est un problème administratif qui ne peut nullement compromettre la poursuite du processus électoral.

 

En ce qui concerne précisément les résultats du vote, les dispositifs électroniques renseignent déjà mieux. Pour preuve, les tendances sont déjà publiées pendant que plusieurs centres de vote n’ont pas encore déposé leurs rapports physiques.

 

Signalons que certains chefs des centres qui n’avaient pas de problèmes majeurs, avaient pu reconstituer sans beaucoup de peines et déposer leurs plis, avant de toucher leur per diem.

 

Bref, retenons que bon nombre des chefs des centres de vote sont en difficulté et reprennent le travail de constitution des plis, au niveau des centres locaux de compilation des résultats, condition sine qua non pour accéder à leur rémunération.

 

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

Actualité

Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

Published

on

Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading