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Élections/Bunia: 13 machines à voter sauvagement détruites par des déplacés de guerre
Élections/Bunia: 13 machines à voter sauvagement détruites par des déplacés de guerre
Depuis tôt le matin de ce mercredi 20 décembre, quelques minutes après l’ouverture des bureaux de vote, des déplacés des camps voisins s’en sont pris au centre de vote de l’ISP.
Le delic
Enrôlés à Bunia, les uns pour le compte de Djugu et les autres pour le compte du territoire d’Irumu, des endroits en proie à l’insécurité, ces déplacés ont estimé qu’ils doivent voter à Bunia. Une demande non répondue par la CENI. D’où, leur colère manifestée par des scènes de violences.
À l’ISP, 13 machines ont été sauvagement saccagées dans 15 bureaux de vote sur place. Une vingtaine des salles de classes vandalisées, des vitres caillassés, des sacs de ciment emportés, des fournitures scolaires déchirées.
À l’école primaire Nyamukau, visée à deux reprises par des manifestants, l’on note aussi des dégâts.
Deux blessés légers, tous membres du bureau de vote. Il s’agit d’un président du bureau de vote et de son adjoint.
La clôture de cette école est aussi détruite par des électeurs qui prenaient fuite lors du débordement de ces déplacés.
Le retour au calme dans l’ensemble des centres de vote à Bunia est intervenu à 16 heures, heure locale.
Toutefois, les élections se déroulent normalement malgré certaines difficultés. Certains électeurs qui ne trouvent pas leurs noms sur les listes de votants, ont décidé de rentrer à la maison.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
