Politique
Élections 2023 : Pas plus de 10 candidatures enregistrées au Kongo Central
La Commission électorale nationale indépendante (CENI), a ouvert, depuis le 26 juin dernier, 171 bureaux de réception et de traitement de candidatures à travers le territoire national pour le compte des élections législatives nationales.
Malgré le nombre croissant des partis politiques en République démocratique du Congo, les dépôts de candidatures aux législatives nationales, trainent à se concrétiser un peu partout. Même constat fait, par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, au secrétariat exécutif provincial du Kongo Central.
À trois jours de la clôture de l’opération de réception et de traitement de candidatures, l’on constate un engouement des futurs candidats pour le retrait des formulaires, mais, pas plus de dix candidatures ont été déposées et enregistrées dans les 12 BRTC que compte le Kongo central.
À en croire, certaines langues, « les candidats sont habitués à déposer leurs candidatures qu’aux dernières heures de la clôture de l’opération pour éviter les stress dus au remplissage des formulaires. À la fin de la réception des candidatures, les agents commis à ce travail, semblent ne plus être regardant dans le traitement des dossiers ».
Pour certains analystes politiques, « les partis politiques trainent à accompagner les candidatures de leurs membres faute des moyens. Ils attendent les fonds qui peuvent provenir de gauche à droite selon les alliances nouées ».
Si la Ceni de son côté respecte le calendrier du processus électoral publié par elle, la crainte du report des élections doit être observée du côté des politiques qui n’arrivent pas à présenter leurs candidats aux différentes consultations électorales.
La question que l’on se pose est celle de savoir si la classe politique est-elle prête à aller aux élections cette année ?
Attendons voir la fin de la date butoir, prévue le 15 juillet 2023 prochain, pour enfin, conclure sur la tenue ou non des élections en République démocratique du Congo.
Mfumu DIASILUA KIONGA/CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
