Economie
DRC MINING WEEK : le rendez-vous de grands miniers revient d’abord en ligne !
La communauté de la DRC Mining Week a débuté sa rencontre en ligne pour deux jours (du 14 au 15 juin 2021) avant de se réunir à Lubumbashi en octobre. Cet événement en ligne a pour but de toucher un public plus large qui ne pourra peut-être pas se présenter physiquement en octobre à cause des certaines restrictions dues à la pandémie de covid-19.
Outre la possibilité de couvrir des sujets d’actualité, notamment ceux liés à la pandémie de COVID-19, l’événement virtuel a permis à toute la communauté de trouver un moyen de garder contact et avoir plus d’informations sur certains acteurs clés du secteur minier telle que la société aurifère BARRICK GOLD.
D’entrée de jeu, la DRC MINING en ligne a commencé par le discours inaugural d’Antoinette N’Samba Kalambayi, ministre des Mines en RDC. A cette séance d’ouverture, la ministre a axé son allocution en rassurant les opérateurs économiques locaux et les investisseurs internationaux de la viabilité du secteur minier congolais. Pour ce faire, elle s’est appesantie sur la législation minière et sur les opportunités d’investissements en RDC.
Après le discours de la ministre, plusieurs sessions online en panel ou table-ronde se sont succédées. L’une des sessions sur la loi de sous-traitance a relevé le fait qu’en raison de la richesse minérale de la RDC, l’industrie mondiale des prestataires de services et des fournisseurs est impatiente de faire des affaires dans le pays. Il est cependant important pour ces entreprises de comprendre les lois sur la sous-traitance selon lesquelles elles peuvent opérer. Ces lois sont en place pour protéger et aider à la croissance des petites et moyennes entreprises locales de la RDC, tout en encourageant les entreprises expérimentées à contribuer à la construction du secteur minier.
Des opportunités d’investissement qu’offre le secteur minier congolais
Le sous-sol de la RDC regorgent un potentiel minier regroupé dans différentes filières, notamment : La filière cupro-cobaltifère avec comme ressources estimées pour le cuivre à plus au moins 75 millions de tonnes, le cobalt à plus au moins 6 millions de tonnes et pour le zinc à plus au moins 7 millions de tonnes ; la filière aurifère avec comme ressources en or estimées à plus au moins 750 tonnes ; la filière diamantifère dont les ressources en diamant sont estimées à plus au moins 700 millions de carats ; la filière stannifère avec comme ressources estimées en cassitérites à plus au moins 800 000 tonnes, en coltan à plus au moins 30 millions de tonnes et Wolframite à plus au moins 400 millions de tonnes ; la filière fer-manganèse avec comme ressources estimées en fer à plus au moins 10 milliards de tonnes et en manganèse à plus au moins à 30 millions de tonnes.
Antoinette N’Samba Kalambayi a profité de l’occasion pour présenter la politique de son ministère qui repose sur des axes principaux, à savoir : La certification des réserves minérales, la valorisation des actifs miniers, la lutte contre la fraude minière, l’éradication du travail des enfants et des femmes enceintes dans les zones d’exploitation minière artisanale, ainsi que l’augmentation de la valeur ajoutée aux produits miniers.
Ainsi donc, la RDC reste une destination attrayante pour les investisseurs et entreprises du secteur minier dont l’activité est loin d’être au point mort, et qui aura prouvé sa résilience face à la pandémie ravageuse de la covid 19.
Notons que cette session sera suivie d’une autre en octobre 2021 à Lubumbashi en format présentiel. Tout dépendra évidemment de l’évolution de la pandémie en RDC.
Virginie GBONOBE/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
